Au moins 1500 personnes évacuées à Damas

SyrieLes évacuations du quartier de Qaboun font suite à celles de deux autres quartiers rebelles de Damas, Barzé et Techrine.

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Au moins 1500 civils et insurgés ont été évacués dimanche d'un troisième quartier rebelle de Damas, ont annoncé des médias d'Etat syriens. Cela rapproche encore davantage le régime de son objectif d'éradiquer toute présence rebelle dans la capitale.

Les évacuations du quartier de Qaboun font suite à celles de deux autres quartiers rebelles de Damas, Barzé et Techrine, tenus depuis 2012 par les opposants au président Bachar el-Assad. Un correspondant de l'AFP à l'intérieur de Qaboun a vu dimanche dix bus transportant des rebelles ainsi que leurs familles.

«L'évacuation des hommes armés de Qaboun est en cours», a annoncé la télévision d'Etat syrienne citant le gouverneur de la province. Un militant sur place a confirmé le début de cette opération. «Les bus sont prêts, ils attendent dans le secteur contrôlé par le régime», a dit Odai Awdeh.

Six mois de préparation

Depuis mercredi, les troupes du régime avancent dans Qaboun et sont parvenues samedi à «encercler des dizaines d'hommes armés et à les contraindre à se rendre et à déposer les armes», a indiqué une source des forces de défense nationale (FDN), une milice prorégime. Les gravats jonchant les rues et les débris d'immeubles détruits par des bombardements illustrent la violence des combats.

Un soldat de l'armée montre un tunnel qui servait aux combattants rebelles à s'approvisionner en vivres et armes. «Il avait une profondeur de dix mètres et reliait Qaboun à la ville d'Arbin», tenue par les rebelles dans la région de la Ghouta orientale, près de Damas. Selon un lieutenant, l'opération de reconquête de Qaboun était préparée par l'armée depuis six mois.

«Déplacements forcés»

Vendredi, plus de 1200 civils et insurgés évacués des quartiers de Barzé et Techrine avaient pris la direction de la province d'Idleb (nord-ouest). Outre Barzé, Qaboun et Techrine, les rebelles sont présents dans trois autres quartiers de la capitale syrienne: Jobar, Tadamoun et Yarmouk.

Après avoir perdu de vastes régions face au régime Assad soutenu militairement par la Russie et l'Iran, ils se sont vus contraints de signer des accords d'évacuation. L'ONU a dénoncé ces évacuations comme des «déplacements forcés», l'opposition syrienne les qualifiant de «crimes contre l'humanité».

Plus de 320'000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte antirégime en 2011. (ats/nxp)

Créé: 14.05.2017, 17h01

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