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Vers une fin des négociations à Genève

Après trois jours de négociations sur le nucléaire iranien, la fin des discussions semble proche. Une réunion nocturne entre le ministre iranien, l'UE et les six se tenait samedi soir à Genève.

L'Iran a commencé le travail de démantèlement de ses centrifugeuses nucléaires. A l'image: le site de Natanz. (Lundi 2 novembre 2015)
L'Iran a commencé le travail de démantèlement de ses centrifugeuses nucléaires. A l'image: le site de Natanz. (Lundi 2 novembre 2015)
Keystone
Le parlement iranien approuve l'accord sur le nucléaire trouvé avec les grandes puissances occidentales (mardi 13 octobre 2015).
Le parlement iranien approuve l'accord sur le nucléaire trouvé avec les grandes puissances occidentales (mardi 13 octobre 2015).
AFP
U.S. Secretary of State John Kerry, 2nd left, rides a bike after a bilateral meeting with Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif (not pictured) for a new round of Nuclear Iran Talks, in Lausanne, Switzerland, Monday, March 16, 2015. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
U.S. Secretary of State John Kerry, 2nd left, rides a bike after a bilateral meeting with Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif (not pictured) for a new round of Nuclear Iran Talks, in Lausanne, Switzerland, Monday, March 16, 2015. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Keystone
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Les discussions de Genève sur le dossier nucléaire s'acheminent vers leur dénouement. Une réunion plénière entre l'UE, les six et l'Iran a commencé pour se mettre d'accord sur une déclaration finale, a indiqué le porte-parole de l'UE Michael Mann.

Les six (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) s'étaient auparavant réunis pour adopter une position commune, au terme de trois jours de négociations. Le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif s'est ensuite joint aux Occidentaux, selon le porte-parole de Catherine Ashton.

De Téhéran, le président Hassan Rohani avait auparavant appelé à ne pas manquer l'«occasion exceptionnelle» d'avancer après dix ans de confrontation sur ce programme soupçonné par les Occidentaux de comporter un volet militaire en vue de la fabrication de l'arme atomique

Une conférence de presse est prévue au centre international de conférences de Genève (CICG).

Trois jours de négociations

Après trois jours de négociations des progrès sur la voie d'un accord intérimaire ont été relevés par tous les participants, mais des divergences subsistaient sur certains points. En cas d'impasse, les négociations reprendraient dans sept à dix jours, a déclaré à l'agence officielle Irna le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

Le ministre iranien a relevé des «différences de vues» au sein des grandes puissances. Il s'exprimait après sa rencontre de près de deux heures avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry et la représentante de l'UE pour la politique étrangère Catherine Ashton.

Toujours des désaccords

«Sur certaines questions on est arrivé à un accord, sur d'autres il y a toujours des désaccords. Comme cela a été évoqué par les médias il y a des différences de vues au sein du groupe 5 + 1», a-t-il dit, cité par l'agence iranienne Isna.

M. Zarif a fait état de progrès, mais il a indiqué qu'un accord samedi soir «sur le texte de la déclaration commune» n'était pas sûr. «Jusque là, les progrès ne sont pas si mauvais, mais il se peut qu'on n'arrive pas à conclure ce soir», a-t-il affirmé à l'agence de presse iranienne.

Pour sa part, le chef de la diplomatie britannique a affirmé à la mi-journée que Téhéran et le groupe des «5 + 1» (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine et Allemagne) ont accompli de «très grands progrès».

«Tous les ministres présents ici sont conscients du fait qu'une occasion est en train de se présenter dans ces négociations. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour saisir cette opportunité pour parvenir à un accord que le monde n'a pas réussi à obtenir pendant longtemps», a déclaré aux journalistes le chef de la diplomatie britannique William Hague.

La France intransigeante

Par contre, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a fait plusieurs déclarations pour marquer son insatisfaction quant au projet d'accord, alors que la France, avant même l'ouverture de cette session de négociations, était déjà considérée par les Iraniens comme la plus intransigeante.

«Il y a quelques points sur lesquels nous ne sommes pas satisfaits», a notamment dit le ministre français, citant le cas du réacteur en construction à Arak «extrêmement proliférant» et la question de l'enrichissement de l'uranium.

L'accord intérimaire en projet, prévu pour une période de six mois, porterait sur un allègement de sanctions avec, en échange, un engagement de l'Iran de suspendre en partie son enrichissement d'uranium, un processus qui permet, poussé à 90%, de fabriquer une bombe nucléaire.

Enrichissement de l'uranium

Parmi les autres questions à régler figure celle de l'avenir du stock d'uranium enrichi à 20%. Jusqu'à présent, l'Iran enrichit jusqu'à 5% pour produire de l'électricité et jusqu'à 20% pour alimenter un réacteur de recherche médicale. Selon certains médias, Téhéran pourrait accepter de geler pendant six mois l'activité de ses centrifugeuses les plus performantes en guise de bonne volonté.

L'insistance de Laurent Fabius à demander un engagement plus fort de l'Iran sur certains volets de son programme nucléaire susceptibles d'avoir une vocation militaire a été critiquée parmi les autres négociateurs occidentaux.

L'Iran prévoit de signer un accord technique avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Yukiya Amano, lors de sa visite lundi à Téhéran sur le programme nucléaire iranien, a déclaré par ailleurs samedi à Vienne l'ambassadeur d'Iran auprès de l'AIEA.

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(ats/afp)

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