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A 81 ans, il menace de mort Hollande et est condamné

Bernard Jeault a été condamné par le tribunal correctionnel de Bayonne à un mois de prison avec sursis.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
AFP

Surnommé le «dentiste des pauvres» pour avoir voulu dispenser des soins gratuits aux plus démunis, Bernard Jeault, 81 ans, a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) à un mois de prison avec sursis pour avoir menacé de mort François Hollande.

«Si vous n'avez pas l'honnêteté et le courage politique de me répondre, je vous tuerai», avait écrit le 7 mars 2015, dans un courrier adressé en recommandé au président de la République, le retraité, radié à vie par le Conseil de l'ordre des chirurgiens-dentistes en 1976 pour «concurrence déloyale».

Le ministère public avait demandé une peine de deux ans d'emprisonnement avec sursis lors de l'audience, le 10 mai.

Ex-politicien

Ancien conseiller général du canton d'Autun-Nord (Saône-et-Loire) en 1973 pour le parti socialiste, Bernard Jeault avait été exclu du parti en 1975 au lendemain de sa condamnation pour avoir émis des chèques sans provisions destinés à financer sa clinique dentaire pour les plus démunis.

En 2011, il avait découvert que le président de la Commission nationale des conflits du PS qui avait statué sur son sort était aussi membre du Conseil de l'ordre des chirurgiens-dentistes l'ayant radié.

En 2013, il avait écrit en 2013 une lettre ouverte à François Hollande, s'interrogeant sur un possible «conflit d'intérêts» lors de la prise de décisions ayant «ruiné sa carrière». En l'absence de réponse, M. Jeault avait ensuite sollicité en vain Harlem Désir puis son successeur à la tête du PS Jean-Christophe Cambadélis. Jusqu'à l'envoi, deux ans plus tard, de la lettre menaçant François Hollande.

«J'irai jusqu'au bout»

«Je ne suis dangereux ni pour le président, ni pour moi-même, ni pour personne», a déclaré M. Jeault. «Je souhaite simplement que François Hollande, qui m'avait félicité pour mon travail avant d'être élu, me réponde. Et j'irai jusqu'au bout», a-t-il assuré.

Son avocat, Me Philippe Aramendi, qui avait plaidé la relaxe, a indiqué que son client ne ferait pas appel de la condamnation. «Il n'y a pourtant pas d'intention de porter atteinte à l'intégrité psychique ou psychologique de François Hollande mais M. Jeault ne croit plus en la justice», a-t-il expliqué.

(AFP)

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