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GenèvePlus de 90 pays réunis pour l'accueil de réfugiés

L'ONU veut alléger la charge des pays limitrophes de la Syrie. Pour ce faire, une réunion est prévue mercredi.

Le camp d'Idomeni a été évacué. Plusieurs milliers de personnes ont été déplacées vers des centres d'accueils, notamment à Thessalonique. (26 mai 2016)
Le camp d'Idomeni a été évacué. Plusieurs milliers de personnes ont été déplacées vers des centres d'accueils, notamment à Thessalonique. (26 mai 2016)
Marko Djurica, Reuters
A Idomeni, des heurts ont éclaté entre migrants et policiers macédoniens. Ces derniers ont utilisé des gaz lacrymogènes. (Dimanche 10 avril)
A Idomeni, des heurts ont éclaté entre migrants et policiers macédoniens. Ces derniers ont utilisé des gaz lacrymogènes. (Dimanche 10 avril)
Stoyan Nenov, Reuters
Les migrants étaient bloqués à la frontière macédonienne. (22 août 2015)
Les migrants étaient bloqués à la frontière macédonienne. (22 août 2015)
AFP
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L'ONU veut alléger la charge des pays limitrophes de la Syrie. Dans le contexte de l'accord entre l'UE et la Turquie, elle réunit mercredi en présence de Ban Ki-moon les représentants de plus de 90 pays dont la Suisse, pour leur demander de réinstaller chez eux dans les trois prochaines années environ 10% des réfugiés syriens, soit au moins 450'000 personnes.

Au total, quelque 4,8 millions de réfugiés se trouvent près de la Syrie, dont près de 3 millions en Turquie. Les Etats ont déjà promis début février un montant record de plus de 10 milliards de dollars d'ici 2020, dont plus de la moitié en 2016, pour des programmes d'aide humanitaire et de développement.

Mais en terme d'accueil, les pays les plus riches n'ont reçu que 1,39% des réfugiés syriens, affirme un rapport publié mardi. Quelque 30 pays, riches ou non, dont la Suisse, ont déjà accepté de prendre chez eux depuis fin 2014 près de 179'000 réfugiés.

En septembre 2013, le Conseil fédéral a décidé la réinstallation de 500 réfugiés particulièrement vulnérables sur trois ans et 511 sont arrivés en Suisse, selon les données du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) fin février. Quelque 4700 personnes sont également venues par une procédure simplifiée de visa temporaire pour le regroupement familial.

Quelque 3000 réfugiés syriens attendus en Suisse

La Suisse a ensuite décidé en mars 2015 d'accueillir quelque 3000 réfugiés supplémentaires sur trois ans. Dont 1500 sont prévus dans le cadre du programme européen de relocalisation de 40'000 personnes arrivées dans l'espace Dublin. Un premier groupe doit arriver prochainement, a indiqué à l'ats le SEM.

Pour les autres parmi ces 3000 réfugiés, un peu plus de 300 réinstallations ont eu lieu sur 1000 attendues d'ici fin 2016. Sur 500 visas humanitaires, 174 ont été attribués. Au total, en près de cinq ans de conflit en Syrie, plus de 16'000 personnes considérées comme vulnérables ont été accueillies en Suisse.

Le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) souhaite lui davantage d'efforts des Etats et son chef Filippo Grandi devait réceptionner mardi une pétition avec 1,2 million de signatures de soutien aux réfugiés. La conférence de mercredi doit aboutir à des promesses d'accueil dans des pays tiers dans les trois prochaines années.

A l'instar des 25'000 personnes que le Canada a récemment acceptées d'accueillir à l'initiative du nouveau Premier ministre Justin Trudeau. Mais d'autres moyens sont évoqués. Ils intègrent un transfert ou des visas humanitaires, un soutien privé, une évacuation médicale, le regroupement familial, l'accueil académique, les apprentissages ou la demande du marché du travail.

Outre les Etats, 20 organisations internationales ou agences de l'ONU et plus de 20 ONG seront représentées. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, M. Grandi et les gouvernements les plus touchés par le flux de réfugiés doivent s'exprimer. La Suisse sera représentée par le secrétaire d'Etat aux migrations Mario Gattiker.

Autre discussion prévue

La rencontre a lieu dans le contexte tendu de l'accord récent conclu entre l'UE et la Turquie pour le renvoi de nouveaux migrants qui arrivent en Grèce. Le HCR avait demandé plusieurs garanties. Il reste avec d'autres agences de l'ONU préoccupé par cet accord.

Lorsque les centres d'enregistrement ont été transformés en infrastructures de détention pour les nouveaux migrants, le HCR a décidé de suspendre ses activités humanitaires et de transport depuis et vers ces sites. Médecins sans frontières (MSF) a ensuite également ciblé l'accord avec la Turquie.

Et le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein a, lui aussi, dénoncé une «contradiction» entre la volonté de renvoyer tous les migrants et l'assurance d'entretiens individuels pour évaluer leur situation.

L'action de l'ONU va se poursuivre en 2016. Une réunion de haut niveau plus globale doit avoir lieu sur la question des mouvements de réfugiés et de migrants lors de la session de l'Assemblée générale de l'ONU. Ce thème sera également évoqué par les participants à la rencontre de Genève.

ats

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