Coup d'envoi de la campagne présidentielle

SénégalLe président sortant Macky Sall et ses quatre adversaires ont débuté leur campagne dimanche. Le camp présidentiel vise une réélection au 1er tour.

Le président sortant Macky Sall mise sur son bilan pour se faire réélire.

Le président sortant Macky Sall mise sur son bilan pour se faire réélire. Image: Archives /AFP

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La campagne pour l'élection présidentielle du 24 février au Sénégal a débuté dimanche pour trois semaines. Le sortant Macky Sall et ses quatre adversaires vont en profiter pour sillonner le pays.

Alors que ses deux principaux rivaux potentiels, Karim Wade, ex-ministre et fils de l'ancien président Abdoulaye Wade (2000-2012), et Khalifa Sall, dissident du Parti socialiste et maire déchu de Dakar, sont écartés de la course en raison de condamnations judiciaires, le camp présidentiel vise une réélection de Macky Sall au premier tour.

Cette prouesse n'a été réalisée qu'une fois auparavant, en 2007, par son prédécesseur Abdoulaye Wade, mais le pouvoir mise sur le bilan, notamment en termes d'infrastructures, de son Plan Sénégal émergent (PSE), dont il a récemment lancé la deuxième phase (2019-2023).

Peu d'effervescence

Quelques affiches du président sortant étaient visibles à différents endroits de la capitale pour ce premier jour de campagne, sans grande effervescence, mais entouré d'une importante présence policière, en attendant dans la soirée les meetings de lancement des candidats et la diffusion des premiers spots de campagne télévisés.

Face à Macky Sall, 57 ans, l'ex-Premier ministre Idrissa Seck, 59 ans, orateur brillant qui a suivi l'ascension de son mentor, Abdoulaye Wade, fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS, libéral), avant de connaître la disgrâce en 2004 lors du premier mandat de celui-ci, se présente pour la troisième fois.

Originaire de Thiès (ouest), son fief électoral, d'où il lance sa campagne dimanche, Idrissa Seck a enregistré le ralliement de plusieurs candidats recalés faute du nombre de parrainages suffisants, dont l'ex-Premier ministre Hadjibou Soumaré, un ancien président de l'Assemblée nationale et du Sénat, Pape Diop, et trois anciens ministres.

Doyen de 65 ans

Issu lui aussi de la famille libérale, le doyen des candidats, l'avocat Madické Niang, 65 ans, proche de toujours de la famille Wade, s'est attiré les foudres d'Abdoulaye Wade, dont il a été plusieurs fois ministre, pour s'être présenté en alternative à Karim Wade, afin d'éviter selon lui, au PDS d'être absent de l'élection présidentielle.

Ce proche de la puissante confrérie mouride et des milieux religieux débute sa campagne à Mbacké (centre), localité voisine de Touba, ville sainte des mourides, tout comme Macky Sall.

Les deux autres candidats, Ousmane Sonko, 44 ans, figure montante de l'opposition, et Issa Sall, 63 ans, chef du Parti de l'Unité et du Rassemblement (PUR), tous deux élus députés en 2017, commencent pour leur part leur campagne à Dakar.

Le discours patriotique d'Ousmane Sonko, ancien inspecteur des impôts radié en 2016 de la fonction publique pour manquement à son devoir de réserve, après avoir notamment dénoncé l'opacité selon lui de l'attribution de contrats d'exploitation d'hydrocarbures, séduisent une partie de la population.

Mais d'autres secteurs de l'opinion restent sceptiques face à certaines de ses déclarations fracassantes et à son manque d'expérience politique. (ats/nxp)

Créé: 03.02.2019, 17h06

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