Davos: l'Afghanistan tend les bras aux investisseurs

WEF 2019Le chef du gouvernement afghan a exhorté, aux Grisons, les milieux économiques à faire fi des défis sécuritaires pour investir dans son pays.

Le chef du gouvernement afghan Abdullah Abdullah a bien plaider la cause de son pays à Davos.

Le chef du gouvernement afghan Abdullah Abdullah a bien plaider la cause de son pays à Davos. Image: Keystone

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Le chef du gouvernement afghan a appelé les investisseurs réunis à Davos en Suisse à se tourner vers l'Afghanistan sans «attendre que la sécurité soit parfaite».

«Bien sûr que la sécurité est un obstacle pour les milieux d'affaires», dit-il dans un entretien avec l'AFP, alors que les attentats meurtriers se succèdent dans son pays. «Mais vous ne pouvez pas attendre que la sécurité soit parfaite pour venir et investir», a-t-il ajouté, en marge du Forum économique de Davos.

«Les richesses et ressources naturelles d'Afghanistan, ces matières premières aujourd'hui plus précieuses que l'or, ce sont autant d'opportunités», a encore dit le chef du gouvernement afghan, faisant référence à des métaux et terres rares utilisés dans l'électronique.

«Je ne crois pas qu'il y ait de réunion plus puissante que Davos, et plus inclusive que Davos», a par ailleurs déclaré Abdullah Abdullah.

Une déclaration qui tranche avec les critiques contre le Forum économique mondial, ce rassemblement dans une station de ski chic de grands patrons et responsables politiques, souvent accusés de ne servir que les intérêts d'une minorité ultra-fortunée.

«La cause de notre pays»

«J'essaie de plaider notre cause, la cause de notre pays», a-t-il encore dit mercredi, deux jours après une attaque talibane contre une base des renseignements afghans, qui a fait 65 morts.

Alors que l'administration américaine a confirmé mardi des discussions au Qatar entre son émissaire pour l'Afghanistan et des représentants des talibans, Abdullah Abdullah a estimé qu'un «processus de paix ne pouvait se faire par procuration», en laissant Kaboul de côté.

Le chef du gouvernement afghan a rappelé que si la décision de Donald Trump de retirer la moitié des 14.000 soldats américains déployés en Afghanistan était «une »prérogative« du président, ce dernier ne devait pas oublier que »nous nous battons contre des ennemis communs.»

Le report de l'élection présidentielle du 20 avril au 20 juillet, qui opposera Abdullah Abdullah au président Ashraf Ghani, entre autres, pourrait accroître l'instabilité en Afghanistan.

Abdullah Abdullah, actuel chef de l'exécutif, avait été candidat malheureux en 2009 contre Hamid Karzai et en 2014 lors de l'élection d'Ashraf Ghani, entachée de graves soupçons de fraude.

»Il y a une ambiance de respect mutuel«, a-t-il expliqué, tout en soulignant que la situation de 2014 ne pouvait pas se reproduire.

»Si (les élections) ne sont pas transparentes et justes, elles alimenteront l'instabilité politique", a prévenu Abdullah Abdullah. (afp/nxp)

Créé: 23.01.2019, 22h48

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