Des absents et une belle recrue à la Fashion Week

New YorkLa semaine de la mode démarre à New York sans plusieurs de ses grands noms, partis à Paris ou à Los Angeles, mais avec la belle recrue Raf Simons chez Calvin Klein.

Vidéo: Keystone

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Attraction de la saison dernière, avec son défilé dans une fête foraine, Tommy Hilfiger a ainsi préféré cette année le soleil de la Californie aux frimas de New York. Tom Ford, Rebecca Minkoff et Rachel Zoe en ont fait de même, tandis que Rodarte, Hood by Air et Fenty, la marque de la chanteuse Rihanna avec Puma, mettent le cap sur Paris pour profiter du «buzz» de la semaine de la haute couture en juillet. «C'est intéressant parce que jusque très récemment, Los Angeles était un peu en retrait pour les designers», commente Christina Binkley, qui couvrait la mode pour le Wall Street Journal jusqu'en décembre et prépare un livre. Pour elle, ces déplacements relèvent d'une stratégie marketing pour faire des défilés des événements planétaires, plus seulement destinés aux professionnels. «Los Angeles est un endroit sexy. C'est facile d'avoir des célébrités (aux défilés)», souligne-t-elle. «Cela vous permet de générer plus de trafic sur internet quand vous montrez» une collection. «C'est la ville parfaite pour les défilés orientés vers le consommateur.» Mais New York n'a pas dit son dernier mot. Elle pourra compter, lors de cette semaine qui démarre jeudi pour s'achever le 16 février, sur un nouveau poids lourd, le Belge Raf Simons, transfert à sensation de la haute couture et Dior vers le prêt-à-porter et Calvin Klein. Sa première collection, présentée vendredi, pour la marque devenue célèbre pour ses jeans et ses sous-vêtements sera l'événement de la Fashion Week. L'autre sensation sera, comme les saisons précédentes, le rappeur et créateur Kanye West, qui va présenter la cinquième collection Yeezy, en collaboration avec l'équipementier sportif Adidas. «Les vêtements n'auront probablement rien d'excitant mais c'est un phénomène avec son grain de folie», observe Christina Binkley. En toile de fond, quelques historiques animeront le calendrier, tels Marc Jacobs, Ralph Lauren, Oscar de la Renta, Michael Kors, Carolina Herrera ou Alexander Wang.

- Politique ou pas ? -

New York conserve aussi sa légitimité par sa propension à ouvrir son espace à de jeunes créateurs prometteurs. Certains commencent à s'établir comme Monse, Sies Marjan ou Brandon Maxwell. La capitale culturelle des Etats-Unis est aussi ouverte aux expérimentations en matière de format. C'est à New York qu'a démarré, il y a un an, la vague des collections disponibles immédiatement à la vente après leur présentation, un mouvement qui doit encore être confirmé. Certains créateurs y ont aussi tenté, depuis un an, de montrer des vêtements de saison et de supprimer le traditionnel décalage de six mois que les consommateurs comprennent de moins en moins. «Nous sommes probablement au commencement d'une révolution. Il y a eu quelques prémices, mais aucune bataille n'a encore été gagnée», prévient Christina Binkley. La semaine de la mode de New York sera aussi la première de l'ère Trump, ce qui pourrait constituer un thème d'inspiration. Après l'élection présidentielle, plusieurs designers avaient affiché leur refus d'habiller la Première dame, Melania Trump. Mais depuis la promulgation du décret migratoire du nouveau président, très peu de voix issues de la mode se sont fait entendre. «C'est une industrie globale», rappelle Christina Binkley. «Il est certain que chaque marque est affectée d'une façon ou d'une autre, que ce soit ses employés, ses clients ou ses sous-traitants.» La semaine de la mode hommes, il y a quelques jours, a été marquée par les initiatives de plusieurs créateurs, notamment Robert James, qui a fait défiler ses modèles avec des pancartes hostiles à l'administration Trump. Pour la semaine de la mode femmes, le puissant syndicat américain de la mode (CFDA) a lancé une opération de soutien au planning familial, dont le financement fédéral est menacé, par le biais de badges distribués durant les défilés. Plusieurs des designers au programme ont fait le déplacement à Washington, le 21 janvier, pour la marches des femmes, parmi eux Mara Hoffman, la créatrice de Creatures of Comfort ou Maria Cornejo. Elles ont, pour quelques jours, l'occasion de s'exprimer sur une scène observée par le monde entier. tu/elc (AFP/nxp)

Créé: 09.02.2017, 07h04

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