L'ONU garde sa neutralité et «parie sur le dialogue»

VenezuelaLe chef des Nations unies se distancie de toute réunion qui ne serait pas sous l'égide de son institution, afin de favoriser une issue négociée à la crise vénézuélienne.

Antonio Guterres veut «garder sa crédibilité» dans son offre de mission de bons offices au Venezuela.
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Le secrétariat des Nations unies ne participera à aucune réunion de groupes qui se forment pour discuter de la crise vénézuélienne, afin de «garder sa crédibilité» dans son offre de mission de bons offices au Venezuela, a affirmé lundi son chef, Antonio Guterres.

«Le secrétariat de l'ONU a décidé de ne faire partie d'aucun de ces groupes afin de garder la crédibilité de notre offre de bons offices aux deux camps pour être en mesure, à leur demande, d'aider à trouver une solution politique», a déclaré à des médias le secrétaire général des Nations unies.

S'il a fait part de son «inquiétude» face à l'évolution de la situation, Antonio Guterres n'a pas précisé les groupes auxquels il faisait allusion.

Lundi, une réunion de crise des ministres des Affaires étrangères du Groupe de Lima, à laquelle le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devait participer par vidéoconférence, réunissait à Ottawa une dizaine de pays latino-américains. Comme les Etats-Unis, l'Union européenne participe à cette réunion.

«Parier sur le dialogue»

Créé en 2017, le Groupe de Lima comprend l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique (qui n'a pas reconnu M. Guaido), le Panama, le Paraguay, le Pérou, le Guyana et Sainte-Lucie.

La semaine dernière, l'Uruguay et le Mexique avaient annoncé de leur côté l'organisation d'une conférence internationale le 7 février à Montevideo réunissant les pays et organismes internationaux affichant une «position neutre» sur la crise au Venezuela.

L'Uruguay et le Mexique, qui n'ont pas reconnu l'opposant Juan Guaido comme président autoproclamé, ont expliqué que leur initiative visait à répondre «à l'appel» d'Antonio Guterres «de parier sur le dialogue». Les deux pays plaident pour une sortie négociée à la grave crise politique qui secoue le Venezuela. (afp/nxp)

Créé: 04.02.2019, 17h19

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