L'UE propose deux options pour un report du Brexit

Sommet de BruxellesLes 27 proposent à Londres deux options pour reporter la sortie du Royaume-Uni de l'UE au-delà du 29 mars.

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Les dirigeants de l'Union européenne (UE) ont décidé jeudi soir d'accorder au Royaume-Uni deux options pour un report du Brexit au-delà de la date initialement prévue du 29 mars. Ils ont désormais fixé au 12 avril la date fatidique.

«J'ai rencontré la première ministre (ndlr: Theresa) May à plusieurs reprises ce soir pour être sûr que le Royaume-Uni accepte les scénarios d'une extension et je suis ravi de confirmer que nous avons un accord», a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk.

Selon cette offre, si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord de divorce conclu en novembre avec l'UE, la date du Brexit sera reportée jusqu'au 22 mai. En cas de nouveau rejet, Londres aura jusqu'au 12 avril pour décider d'organiser des élections européennes. Cette solution lui permettrait alors de demander un nouveau report, dont la durée n'a pas été fixée.

Mais Theresa May s'est déclarée, dès jeudi soir, «fortement défavorable à l'idée de demander aux Britanniques de participer à ces élections, trois ans après avoir voté pour quitter l'UE».

«Le 12 avril, le nouveau 29 mars»

La proposition européenne constitue un assouplissement de leur position. Plusieurs dirigeants avaient auparavant affirmé que, faute de vote positif des élus britanniques, l'on s'acheminait vers une sortie sans accord du Royaume-Uni dans huit jours, synonyme de retour des contrôles aux frontières et de barrières douanières.

Leur proposition, à l'issue de longues heures de discussions, conduit de facto à fixer la nouvelle date couperet pour le Brexit au 12 avril. «Le 12 avril est le nouveau 29 mars», a commenté une source européenne.

Jusqu'à cette date, qualifié de clé, «toutes les options sont ouvertes», a déclaré M. Tusk. Il a évoqué le vote de l'accord, une sortie sans accord, un long report du Brexit et même la possibilité que le Royaume-Uni renonce au Brexit. Pour le premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel, «le 12 avril, nous devons savoir où nous en sommes. Si nous n'avons pas de réponse d'ici là, nous aurons un no deal

Élections européennes

Le gouvernement espagnol a, lui, souligné que l'objectif de l'accord de jeudi soir était justement de «donner le maximum de possibilités pour que l'accord de retrait soit ratifié», afin de permettre une sortie ordonnée.

La première ministre britannique souhaitait un report au 30 juin, mais cette date posait problème d'un point de vue juridique à l'UE en raison du scrutin européen, prévu du 23 au 26 mai.

La Commission européenne avait mis en garde contre les «graves risques juridiques et politiques pour l'UE» d'un report au-delà des élections. Le Royaume-Uni serait en effet tenu d'organiser le scrutin européen, même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet. S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement, avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE, selon l'Exécutif européen.

Accord déjà rejeté deux fois

Mme May n'a pas évoqué de date pour un nouveau vote. Selon Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, venu à Bruxelles jeudi, il pourrait avoir lieu lundi ou mardi. Mais il a exclu de se ranger derrière l'accord de Mme May. «Nous ne pensons pas que c'est la bonne voie et nous cherchons une option qui puisse rassembler une majorité au Parlement», a-t-il dit à la presse.

Alors que les élus britanniques ont déjà rejeté deux fois le traité de retrait, le président de la Chambre des communes, John Bercow, avait refusé en début de semaine de les faire revoter sur un texte inchangé, arguant d'une règle parlementaire vieille de quatre siècles. Mme May devra donc le convaincre que le report de la date du Brexit constitue le changement «substantiel» qu'il réclamait.

Au Royaume-Uni, une pétition en ligne demandant au gouvernement de renoncer au Brexit a dépassé les 2 millions de signatures jeudi, engrangeant un succès fulgurant au lendemain de son lancement. Le Ministère britannique de la défense a, lui, annoncé l'ouverture d'un centre opérationnel dans un bunker antiatomique pour gérer un éventuel Brexit sans accord. (ats/nxp)

Créé: 22.03.2019, 00h07

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Dans le détail, 43% des personnes interrogées disent avoir ressenti de l'impuissance, 39% de la colère, 38% de l'inquiétude et 17% de hauts niveaux de stress au cours des 12 derniers mois, indique cette enquête réalisée pour le compte de l'Association pour la santé mentale auprès de quelque 1800 personnes.

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