Le plan de vol aurait été modifié avant le dernier contact

MALAYSIA AIRLINESLes recherches pour localiser le Boeing couvrent désormais une zone plus vaste que l'Australie. Selon la chaîne NBC, le changement de cap a été programmé avant le dernier contact.

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La disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines mobilise les efforts de plus de 25 pays dans de vastes régions du monde: du nord de la Thaïlande à l'Asie centrale pour le corridor nord (qui recouvre une partie de la Chine), de l'Indonésie au sud de l'océan Indien pour le corridor sud.

Les informations de «sources proches de l'enquête» parviennent au compte-goutte. Selon la chaîne NBC , le plan de vol a été modifié au moins 12 minutes avant que le co-pilote ne prononce les mots 'Et bien, bonne nuit'. Cette information irait dans le sens, si elle est officiellement confirmée, d'un changement de cap planifié et exécuté dans le cockpit. Les sources citées par la chaîne sont anonymes.

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7,7 millions km2 recherchés

«La zone de recherche totale est désormais de 2,24 millions de milles nautiques carrés (7,7 millions km2)», a déclaré le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein, lors d'une conférence de presse.L'Australie a une superficie d'environ 7,6 millions km2.Dans l'océan Indien, la zone à rechercher couvre 600'000 km2.

Une infographie du Guardian.com remet ces chiffres en perspective.

«Au moins quelques semaines» de recherches

L'opération «prendra au moins quelques semaines», a prévenu John Young, chef des opérations de l'Autorité de sécurité maritime australienne. Alors que l'enquête entre dans son 12e jour, les éléments connus avec certitudes sont rares, parfois contradictoires, et suscitent la sidération face à ce qui apparaît comme l'un des plus grands mystères de l'histoire de l'aéronautique moderne.

L'avion a décollé de Kuala Lumpur samedi 8 mars à 00h41 (17h41 vendredi 7 mars en Suisse), avec 239 personnes, en direction de Pékin. La désactivation des systèmes de communication de l'appareil et son changement radical de trajectoire ont été «délibérés», selon les autorités malaisiennes.

Changement de cap prémédité

Dans la nuit de lundi à mardi, des enquêteurs américains cités par le New York Times ont avancé que ce changement de cap n'a pas été effectué manuellement, mais via un code informatique vraisemblablement programmé par une personne dans le cockpit grâce au système de gestion de vol (FMS), logiciel utilisé par les pilotes.

Les deux pilotes sont au centre de l'enquête: le commandant Zaharie Ahmad Shah, 53 ans, et le copilote Fariq Abdul Hamid, 27 ans.

Les mots «Et bien, bonne nuit», tout à fait «habituels»

Lundi, Malaysia Airlines a indiqué que la dernière communication orale émise depuis le poste de pilotage à l'intention du contrôle aérien («Eh bien, bonne nuit»), avait été prononcée par le copilote. Ces mots, dits sur un ton détendu, venaient en réponse aux contrôleurs annonçant à l'équipage que l'avion s'apprêtait à quitter l'espace aérien malaisien.

«La déclaration 'all right, good night' ne veut strictement rien dire (...). La phrase en elle-même est tout à fait habituelle pour quelqu'un qui sort de son espace aérien domestique», estime un pilote de Boeing 777 ayant requis l'anonymat.

Dans l'hypothèse d'une intrusion dans le cockpit, son émetteur «peut avoir parlé sous la menace de quelqu'un d'autre lui demandant de prendre un air détendu», explique-t-il.

Vives critiques envers le gouvernement malaisien

Les enquêteurs cherchent maintenant à établir une chronologie précise des événements survenus dans l'heure suivant le décollage.Pendant cet intervalle crucial, ont été désactivés le système ACARS permettant d'échanger des informations entre l'appareil et sa compagnie ainsi que le transpondeur qui géolocalise l'appareil.

Si l'ACARS a cessé d'émettre exactement en même temps que le transpondeur, l'hypothèse d'une panne technique revient sur le devant de la scène.Les autorités malaisiennes sont la cible depuis le départ de vives critiques pour leur gestion jugée chaotique de cette crise, et des informations contradictoires.

Proches à bout de nerfs

A bout de nerfs, des proches des passagers chinois ont menacé mardi d'entamer une grève de la faim. Les autorités malaisiennes se défendent en soulignant le caractère «sans précédent» de l'affaire.

Pékin, qui a confirmé lundi avoir lancé des recherches sur son territoire, a indiqué n'avoir trouvé aucun élément susceptible d'impliquer un de ses 153 ressortissants à bord de l'appareil.«On n'a trouvé aucune preuve que des passagers chinois aient pu détourner l'avion ou être les auteurs d'un attentat», a déclaré l'ambassadeur de Chine en Malaisie, Huang Huikang, cité mardi par l'agence Chine nouvelle.

Deux-tiers des personnes à bord du vol MH370, qui reliait Kuala Lumpur à Pékin, étaient chinois. La Malaisie avait demandé aux pays dont des ressortissants étaient des passagers de vérifier leurs antécédents.

«Bureaucratie irresponsable»

La Chine s'est montrée très véhémente à l'égard de la Malaisie mais l'indignation de Pékin contraste avec sa propre tendance à l'opacité. L'ambassadeur chinois s'est lui-même refusé à livrer de plus amples détails sur les informations dont dispose le pays: «Il ne serait pas convenable que cette enquête (criminelle) se fasse à la lumière du jour», a-t-il dit.

«La Malaisie et la Chine ont simplement mis au jour leur bureaucratie irresponsable, en délivrant des informations inexactes et décousues», ironisait un usager du site de microblogs chinois Sina Weibo. (afp/nxp)

Créé: 18.03.2014, 21h13

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