Naufrage en Italie: 40 passagers du bateau restent introuvables

AccidentLes autorités ont suspendu samedi les recherches de disparus, chiffrés à environ 40, après le naufrage d'un paquebot italien devant une île de Toscane. La justice a arrêté le commandant pour abandon du navire.

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Une quarantaine de personnes figurant sur les listes des occupants du navire de croisière Costa Concordia qui a fait naufrage dans la nuit de vendredi à samedi devant une île de Toscane n'ont pas encore été retrouvées par les sauveteurs, a indiqué la capitainerie du port de Livourne, qui coordonne les secours, selon l'agence Ansa.

La différence entre les personnes identifiées à terre et les chiffres des passagers et de l'équipage embarqué s'est établi à environ 40 personnes. Mais on ne peut pas encore parler de disparus car ils pourraient «ne pas s'être enregistrés» à leur arrivée à terre, a indiqué la capitainerie.

Le parquet de Grossetto a de son côté annoncé l'incarcération du commandant du navire de croisière Costa Concordia, Francesco Schettino, après le naufrage du paquebot dans la nuit de vendredi à samedi, près de l'île du Giglio, selon l'agence italienne Ansa.

La décision a été prise au terme d'un interrogatoire de plusieurs heures du commandant. Celui-ci, interviewé par la télévision en continu Tgcom24 (groupe Mediaset), avait auparavant affirmé «avoir heurté un éperon rocheux» qui ne figurait pas sur ses cartes nautiques.

Trois morts

Deux touristes français et un membre péruvien de l'équipage ont péri dans le naufrage d'un navire italien de croisière. Le «Costa Concordia» s'est échoué sur un banc de sable vendredi soir au large des côtes de la Toscane avec plus de 4000 personnes à son bord, dont 69 Suisses. Il y a de nombreux blessés dont un Suisse.

Les disparus pourraient en outre être au nombre de 70. L'accident s'est produit quand le Costa Concordia, long de 290 mètres et transportant 4229 personnes - dont une majorité de touristes italiens, français et allemands -, a heurté un rocher près de l'île du Giglio. Il a fait «trois morts confirmés», selon le préfet de Grosseto, Giuseppe Linardi.

Il s'agit de deux touristes français et un membre d'équipage péruvien, a indiqué l'agence Ansa, citant la justice locale. Appuyés par plusieurs navires et hélicoptères, les sauveteurs ont aussi dénombré une quarantaine de blessés. Deux sont dans un état grave, l'un pour un traumatisme crânien, l'autre pour un traumatisme à la colonne vertébrale.

Des plongeurs inspectaient le navire de 114'500 tonnes, couché sur le flanc avec une brèche énorme de 70 à 100 mètres, incliné à 80 degrés, et à moitié immergé, à la recherche d'éventuels survivants. L'accident, qui s'est produit à l'heure du dîner, vers 22 heures vendredi soir, a donné lieu à des scènes de panique.

Jetés à l'eau

Il est difficile d'établir un bilan exact car certains passagers qui se sont jetés à l'eau ont pu être recueillis par des habitants de la région et n'ont pas encore été identifiés, a expliqué Giuseppe Linardi, chef de la police de la ville de Grosseto.

Les 3206 passagers, en majorité italiens, et les 1023 membres d'équipage ont été évacués vers l'île de Giglio ou vers Porto Santo Stefano, sur la côte toscane. Ils ont été hébergés pendant la nuit dans des écoles, des maisons et des églises.

Rocher heurté et arraché?

«Nous étions à table pour le dîner quand on a entendu un grand bruit. Je pense que nous avons heurté un récif. C'était la panique, les tables retournées, les verres qui volaient de partout. Nous nous sommes précipités sur le pont et nous avons mis nos gilets de sauvetage», a raconté une passagère, Maria Parmegiano Alfonsi, sur la chaîne de télévision Sky Italia.

«La lumière s'est éteinte, tout le monde hurlait. On nous a dit de rester calmes, que ce n'était rien, juste un problème électrique», a dit un autre passager. «C'était la panique totale, les gens se comportaient comme des bêtes sauvages et nous avons attendu une éternité dans les canots de sauvetage», a déploré Patrizia Perilli, 47 ans.

Des témoins de l'île du Giglio ont indiqué que le navire a non seulement heurté un rocher mais l'a arraché et que celui-ci se serait encastré dans sa coque. Selon Filippo Marini, un des garde-côtes, après le premier choc, le commandant du navire aurait effectué une manœuvre pour rapprocher le navire de la côte.

Risque de pollution

La capitainerie du port de Livourne, le plus important de Toscane, a ouvert une enquête sur les causes de l'accident et sur la façon dont les passagers ont été secourus. La compagnie Costa Crociere, basée à Gênes, a annoncé qu'elle coopérait pleinement avec les enquêteurs pour établir les causes du naufrage.

Le préfet de la région a également souligné le risque de pollution puisqu'il y a 2380 tonnes de gazole dans les réservoirs du navire.

Selon un communiqué de Costa Crociere, le paquebot était parti «de Savone pour une croisière en Méditerranée, avec des escales prévues à Civitavecchia, Palerme, Cagliari, Palma de Majorque, Barcelone et Marseille». Parmi les touristes, il y avait 989 Italiens, 569 Allemands, 462 Français, 177 Espagnols et 129 Américains.

Au total, 69 Suisses se trouvaient à bord du «Costa Concordia», a précisé samedi le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), se basant sur les listes de la compagnie de navigation. Actuellement, Berne n'a fait état que d'une seule personne blessée. L'ambassade de Rome, avec le soutien du Centre de gestion de crises du DFAE à Berne, a dépêché du personnel au port d'évacuation de la ville de Porto Santo Stefano, ainsi qu'à Savone.

Le Concordia était considéré comme un véritable «temple du divertissement» avec ses 58 suites avec balcons, cinq restaurants, 13 bars, cinq jacuzzis et quatre piscines. (AFP/nxp)

Créé: 14.01.2012, 09h39

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