Springsteen, Beyoncé et Lady Gaga derrière Clinton

Etats-UnisUne kyrielle de stars impressionnante a fait campagne pour Hillary Clinton ces derniers jours.

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Hillary Clinton a rassemblé une kyrielle de stars plus populaires les unes que les autres: sa campagne présidentielle s'achève par des concerts de Bruce Springsteen, Jon Bon Jovi et Lady Gaga dans l'espoir de séduire d'ultimes électeurs avant le vote.

Certes les célébrités sont d'ordinaire plutôt ancrées à gauche mais cette année le penchant pour la démocrate est sans précédent, le républicain Donald Trump n'ayant reçu le soutien de quasiment aucun musicien américain de renom.

Cette touche de paillettes, qui a accompagné la campagne de Mme Clinton, a culminé lundi avec la légende du rock Bruce Springsteen en concert à Philadelphie, dans l'Etat-clé de Pennsylvanie. Plus de 40'000 personnes se sont rassemblées, un record pour un meeting de la démocrate.

Springsteen: «Le bon côté de l'Histoire»

«Jouons tous notre rôle afin que nous puissions regarder en arrière sur 2016 et dire que nous étions aux côtés de Hillary Clinton du bon côté de l'histoire», a-t-il lancé sur la scène installée au coeur de Philadelphie (Pennsylvanie), berceau de la démocratie américaine.

Le chanteur Jon Bon Jovi, qui soutient de longue date les candidats démocrates, était monté sur scène juste avant lui. Et une procession a suivi: Chelsea et Bill Clinton, fille et mari de la candidate, puis Michelle et Barack Obama, et enfin Mme Clinton.

La chanteuse Madonna a donné un bref concert surprise lundi soir dans le centre de New York.

Et l'extravagante Lady Gaga devait donner plus tard l'un de ses premiers spectacles depuis la récente sortie de son album «Joanne» en Caroline du Nord, où Hillary Clinton devait tenir un tout dernier meeting juste avant minuit.

Jay Z et Beyoncé

Après Pharrell Williams, le chanteur de «Happy», ou la star de la pop Jennifer Lopez ces derniers jours, la présence de telles vedettes permet d'attirer des foules nombreuses à ces ultimes meetings.

De tels concerts gratuits, comme en ont également donné le rappeur Jay Z et son épouse Beyoncé vendredi dans l'Ohio, permettent aussi de récolter les coordonnées d'électeurs potentiels lorsqu'ils réservent leur place, ce qui permet de les recontacter ensuite pour les inciter à aller voter.

«Nos âmes n'ont pas de couleur et je veux évoluer dans un monde où ma fille n'a pas de limite», avait déclaré Jay Z lors de ce show en compagnie d'autres stars du hip hop: J. Cole, Chance the Rapper et Big Sean.

«Langage obscène»

Le soutien du couple Jay Z/Beyoncé à celle qui veut devenir la première femme présidente des Etats-Unis a largement déplu à son adversaire qui a tenté de mettre en cause le registre linguistique de leurs chansons.

«N'est-ce pas incroyable que (...) Jay Z et Beyoncé utilisent un langage obscène avec des mots qui, si je les prononçais, provoqueraient un retour de la chaise électrique», s'est insurgé lundi le milliardaire se vantant de rassembler «des foules plus importantes qu'eux».

Pour autant, le rockeur Ted Nugent, un des rares alliés de M. Trump dans le monde de la musique, a fait un geste sexuel grossier en évoquant le parti démocrate, avant de présenter le candidat républicain lors d'un meeting dans le Michigan dimanche.

Miley Cyrus fait du porte-à-porte

A Hollywood, M. Trump dispose de quelques soutiens comme Clint Eastwood, mais avec ces propos polémiques tout au long de la campagne, il s'est surtout fait des ennemis et des artistes comme Adele et les Rolling Stones n'ont pas aimé qu'il utilise leurs morceaux lors de rassemblements politiques.

Pour Mme Clinton, les célébrités ont en revanche multiplié les interventions en sa faveur. Katy Kerry a chanté, prêté son titre «Roar» pour des spots de campagne et a fait son éloge sur Twitter, où la chanteuse est l'internaute la plus suivie au monde.

Dans la pop, Miley Cyrus a fait du porte-à-porte auprès d'étudiants d'une université de Virginie et le groupe de rock indépendant The National a joué gratuitement dans son Etat d'origine, l'Ohio. «Pas loin d'être un psychopathe».

De son côté, le site de musique en streaming Spotify a contribué à toucher des millions d'électeurs en diffusant un message non partisan de Barack Obama dans lequel le président presse les Américains de se rendre aux urnes.

Et le romancier Dave Eggers a conduit au cours du mois écoulé un projet intitulé «30 jours, 30 chansons», dans lequel des artistes publient des chansons anti-Trump. L'un d'eux, l'artiste électro Moby, a estimé que Donald Trump «(n'était) pas loin d'être un psychopathe».

(afp/nxp)

Créé: 08.11.2016, 06h55

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