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Etats-UnisL'abrogation d'«Obamacare» fait débat

Les républicains restent divisés sur le projet d'abrogation de la loi santé d'Obama. Une vingtaine d'élus modérés s'y opposent.

Un manifestant contre l'abrogation de l'Obamacare brandit une pancarte demandant des soins pour tous. (4 avril 2017)
Un manifestant contre l'abrogation de l'Obamacare brandit une pancarte demandant des soins pour tous. (4 avril 2017)
Keystone

Les républicains du congrès des Etats-Unis peinaient mardi à raviver leur projet d'abrogation de la loi emblématique sur la santé de Barack Obama. Une vingtaine d'élus, principalement des modérés, continuent de s'y opposer.

Le 24 mars, une première version du texte avait été retirée juste avant le vote, faute de consensus au sein du parti majoritaire à la chambre des représentants. Ce devait être le premier grand succès législatif du mandat du 45e président américain Donald Trump.

A l'époque, les conservateurs du groupe Freedom Caucus reprochaient au texte de laisser intacts de trop grands pans de la loi «Obamacare». Et les républicains modérés s'inquiétaient de voir des subventions et autres acquis disparaître. Leur opposition, pour des raisons divergentes, avait coulé le texte, malgré le forcing du président américain.

Depuis, un petit groupe de parlementaires a rédigé une version amendée. La quadrature du cercle consiste à garantir aux modérés qu'aucun Américain ne finira sans assurance-maladie à cause de l'abrogation, tout en sabrant les aides d'«Obamacare».

Pessimisme

Mais mardi, selon le décompte de NBC, au moins 20 élus républicains, principalement des modérés, avaient déclaré leur opposition. Avec 238 élus sur 431 siégeant actuellement, le groupe majoritaire ne peut se permettre que 22 défections, la totalité de la minorité démocrate étant opposée. Le président de la chambre, Paul Ryan, continue d'assurer que les négociations avancent, mais beaucoup sont désormais pessimistes.

Sur le fond, les opposants estiment la loi toujours aussi néfaste, puisqu'elle autoriserait les Etats à se débarrasser de l'obligation faite aux assureurs de couvrir tous les patients de la même façon, même ceux qui ont des antécédents médicaux. L'un des acquis majeurs d'Obamacare est l'interdiction de discrimination entre les assurés.

Donald Trump lui-même a semé le trouble en déclarant dans une interview, lundi, que la proposition de loi amendée ne touchait pas à cette interdiction.

La réforme républicaine ne toucherait que les Américains qui s'assurent sur le marché dit «individuel» des assurances-maladie. La majorité de la population est assurée par les employeurs ou des couvertures publiques non concernés par ce texte. Aucun vote n'est programmé à ce jour.

ats

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