Passer au contenu principal

Un accord nucléaire final n'est pas garanti

En visite à Téhéran, Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, a expliqué que les négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances étaient «difficiles».

L'Iran a commencé le travail de démantèlement de ses centrifugeuses nucléaires. A l'image: le site de Natanz. (Lundi 2 novembre 2015)
L'Iran a commencé le travail de démantèlement de ses centrifugeuses nucléaires. A l'image: le site de Natanz. (Lundi 2 novembre 2015)
Keystone
Le parlement iranien approuve l'accord sur le nucléaire trouvé avec les grandes puissances occidentales (mardi 13 octobre 2015).
Le parlement iranien approuve l'accord sur le nucléaire trouvé avec les grandes puissances occidentales (mardi 13 octobre 2015).
AFP
U.S. Secretary of State John Kerry, 2nd left, rides a bike after a bilateral meeting with Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif (not pictured) for a new round of Nuclear Iran Talks, in Lausanne, Switzerland, Monday, March 16, 2015. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
U.S. Secretary of State John Kerry, 2nd left, rides a bike after a bilateral meeting with Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif (not pictured) for a new round of Nuclear Iran Talks, in Lausanne, Switzerland, Monday, March 16, 2015. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Keystone
1 / 82

Les négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances sont «difficiles» et il n'y a pas de «garantie de succès» pour un accord final, a déclaré dimanche Catherine Ashton à Téhéran. La chef de la diplomatie européenne y effectue une visite à forte valeur symbolique pour les relations entre l'Iran et l'Union européenne.

«L'accord intérimaire est très très important mais pas aussi important que l'accord final», en cours de négociations, a déclaré Mme Ashton lors d'une conférence de presse commune avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.

C'est la première fois depuis 2008 et la visite de Javier Solana qu'un chef de la diplomatie européenne se rend à Téhéran. L'UE est un acteur-clé des négociations nucléaires et Mme Ashton joue un rôle central dans les difficiles discussions actuelles en vue de parvenir à un accord définitif sur ce dossier.

Dimanche, Catherine Ashton doit rencontrer, outre le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, le président Hassan Rohani ainsi qu'Ali Larijani, le président du Parlement dominé par les conservateurs.

Gel d'activités nucléaires

Cette visite a été facilitée par le réchauffement des relations entre l'Iran et les pays occidentaux après l'élection de Hassan Rohani, un modéré, ainsi que par l'accord conclu pour six mois en novembre avec les grandes puissances (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) pour régler la crise nucléaire.

Ce plan d'action conjoint, entré en application le 20 janvier, prévoit un gel de certaines activités nucléaires sensibles iraniennes en échange de la levée d'une petite partie des sanctions occidentales qui étranglent l'économie du pays. Les relations avec l'UE s'étaient fortement dégradées après la mise en place en 2012 de sanctions économiques contre l'Iran afin de faire plier Téhéran sur le dossier nucléaire.

Droits de l'Homme

Plusieurs chefs de diplomatie européens se sont succédé ces derniers mois en Iran après la signature de l'accord de Genève et des gestes d'ouverture de Hassan Rohani. Il a affirmé vouloir reprendre des relations «constructives» avec l'Occident et résoudre la crise nucléaire.

La question des droits de l'Homme doit aussi être évoquée, même s'il s'agit d'un sujet de discorde régulier. Les Occidentaux critiquent l'usage fréquent de la peine de mort en Iran et les emprisonnements d'opposants politiques, selon l'entourage de la délégation.

Des députés conservateurs avaient dénoncé la rencontre en décembre entre une délégation de parlementaires européens et les colauréats 2012 du Prix Sakharov, l'avocate Nasrin Sotoudeh et le cinéaste Jafar Panahi.

Samedi soir, Catherine Ashton a rencontré des représentants de la société civile, dont des femmes, selon des sources proches de la délégation. Cette visite intervient également avant une réunion politique entre les responsables iraniens et du 5 1, le 17 mars à Vienne.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.