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Accord Suède-Equateur en vue d'interroger Assange

Les deux pays sont sur la voie d'une entraide juridique qui doit permettre à la justice suédoise d'entendre le fondateur de Wikileaks.

Julian Assange en août 2014, lors d'une conférence de presse donnée à l'ambassade d'Equateur.
Julian Assange en août 2014, lors d'une conférence de presse donnée à l'ambassade d'Equateur.
AP, Keystone

La Suède est parvenue à conclure avec l'Equateur un accord préliminaire d'entraide juridique qui devrait permettre aux procureurs suédois d'interroger le fondateur de WikiLeaks. Réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, Julian Assange est accusé en Suède d'agression sexuelle, a annoncé dimanche une responsable du ministère suédois de la Justice.

«Il s'agit essentiellement d'un accord sur l'entraide juridique en matière criminelle et, quand il sera finalisé plus tard cette semaine, il ouvrira la voie à la possibilité pour le procureur suédois d'interroger Monsieur Assange», a déclaré à l'AFP Cecilia Riddselius.

Celle-ci a souligné que cet accord ne concernait pas spécifiquement l'affaire Assange. Selon elle, il s'agit d'un accord permettant généralement aux justices des deux pays de s'entraider.

L'Equateur a demandé qu'un tel accord d'assistance pénale soit conclu avant de permettre à la justice suédoise d'interroger Julian Assange, réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres. Les procureurs suédois avaient proposé en mars de le rencontrer à Londres.

Crainte d'une extradition aux Etats-Unis

L'Australien de 44 ans refuse de quitter l'ambassade, de crainte d'être ensuite extradé vers les Etats-Unis, où il pourrait être poursuivi en justice pour la publication en 2010 par WikiLeaks de 500'000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan, et de 250'000 communications diplomatiques.

Le fondateur de Wikileaks était, jusqu'à la mi-août, accusé d'agression sexuelle en Suède, mais cette accusation est, entre-temps, tombée sous le coup de la prescription, cinq ans après les faits présumés.

La justice suédoise veut à présent interroger Julian Assange sur une accusation de viol portée en 2010 et dont le délai de prescription, d'une durée de dix ans, expire en 2020. Julian Assange rejette ces accusations, affirmant que la plaignante était consentante.

(AFP)

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