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Moscou/KievLes accords de Minsk restent la seule issue possible

La mise en œuvre «intégrale» des accords de Minsk sur la paix en Ukraine reste la seule issue possible au conflit opposant Kiev et Moscou, a insisté le président français François Hollande.

Le président français François Hollande aux côtés du président ukrainien Petro Porochenko, mercredi 22 avril 2015 à Paris.
Le président français François Hollande aux côtés du président ukrainien Petro Porochenko, mercredi 22 avril 2015 à Paris.
Keystone

Le président français François Hollande et le président ukrainien Petro Porochenko ont appelé mercredi 22 avril à Paris à la mise en œuvre «intégrale» des accords de Minsk sur la paix en Ukraine, avant la rencontre prévue vendredi à Erevan entre le président français et Vladimir Poutine. La France tente aussi de déminer le dossier encombrant des navires Mistral.

La «seule ligne de conduite que nous devons rappeler, c'est celle de l'application intégrale des accords de Minsk et nous y travaillons», a souligné le chef de l'Etat français devant la presse à l'Elysée, en présence de son homologue ukrainien.

«Pour l'essentiel, le cessez-le-feu est respecté mais il y a encore des incidents; pour l'essentiel, il y a le retrait des armes lourdes mais il y a encore des armes lourdes», a observé tout en nuances François Hollande.

Malgré la trêve...

Mardi soir, l'armée ukrainienne a indiqué qu'un de ses soldats avait été tué et un autre blessé lors de combats avec les rebelles prorusses dans l'Est de l'Ukraine et ceci malgré la trêve.

Selon les autorités ukrainiennes, les séparatistes ont tiré sur des positions tenues par l'armée urkrainienne à l'aide de chars et de mortiers de calibre 120 millimètres, alors que ces derniers auraient dû être retirés de la ligne de front selon les accords de Minks.

La seule voie

«Nous voulons que le calendrier qui a été fixé ne puisse pas être entravé par d'autres considérations que celle de vouloir la paix», a insisté François Hollande. Il a salué le «rôle essentiel» joué par Petro Porochenko dans la recherche d'une issue politique à cette crise.

«Il n'y a pas d'alternative à ces accords, c'est la seule voie pour rétablir la paix et la sécurité à l'est de mon pays», a déclaré de son côté le président ukrainien, qui effectuait sa première visite officielle en France. Ce dernier a appelé lui aussi «au respect et à l'application intégrale des accords de Minsk».

Interrogé sur l'assistance militaire fournie par la France à l'Ukraine, François Hollande a souligné que Kiev n'avait pas «formulé à la France de demande d'armes létales». «Ce n'est pas l'intention de la France» de lui livrer de telles armes, a-t-il dit.

Mistral remboursés

Autre sujet de discorde depuis des mois entre Paris et Moscou: le devenir des deux navires de guerre Mistral vendus par la France à la Russie. Ce dossier est directement lié à la crise en Ukraine. François Hollande a indiqué mercredi que Paris rembourserait la Russie si les navires promis n'étaient pas livrés à Moscou. La France a suspendu leur livraison en novembre en raison des événements en Ukraine.

«Selon les différentes hypothèses, vous aurez paiement ou remboursement», a répondu François Hollande à la presse. «Nous évoquerons (vendredi) toutes les hypothèses et, pour l'instant, je l'ai dit, la livraison du Mistral n'est pas possible», a répété le président français.

Une solution de sortie de crise

«Avec le président Poutine, nous sommes parfaitement au clair», a-t-il insisté. Paris et Moscou sont «en train de négocier pour trouver une solution de sortie de crise», avait déjà déclaré François Hollande dimanche, mais sans donner davantage de précisions.

A la fin de la semaine dernière, Vladimir Poutine avait clairement signifié que la Russie entendait être remboursée par Paris des sommes déjà versées pour ce contrat conclu en 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et évalué à près de 1,2 milliard d'euros.

L'UE menace Gazprom

L'Union européenne a pour sa part attaqué mercredi le géant russe Gazprom, accusé d'abus de position dominante sur des marchés en Europe centrale et orientale. Des griefs ont été adressés au bras gazier du Kremlin, suite à une enquête ouverte en 2012. Gazprom est sous la menace d'une amende pouvant atteindre 9 milliards d'euros.

Ce geste a été immédiatement dénoncé par Gazprom. «Les objections présentées sont infondées», a indiqué le groupe public. Les contrats entre Gazprom et les pays européens «ont été conclus en pleine conformité avec les législations qui étaient alors en vigueur dans l'UE», a renchéri le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

ats

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