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Accusé d'un baiser déplacé, Biden se défend

L'ex vice-président américain, qui a été accusé d'un comportement inapproprié envers une élue, a avoué avoir donné «des expressions de réconfort» mais jamais déplacées.

Joe Biden en 2014 au côté de Lucy Flores à qui il aurait donné un baiser déplacé lors d'un meeting dans le Nevada.
Joe Biden en 2014 au côté de Lucy Flores à qui il aurait donné un baiser déplacé lors d'un meeting dans le Nevada.
AFP

L'ancien vice-président des Etats-Unis Joe Biden, qui pourrait prochainement se lancer dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2020, a dû se défendre dimanche après avoir été accusé par une ex-élue d'un baiser déplacé.

«Au cours de nombreuses années de campagne et de vie publique, j'ai donné d'innombrables poignées de mains, accolades, expressions d'affection, de soutien et de réconfort», a-t-il réagi dans un communiqué.

«Pas une seule fois -- jamais -- je n'ai pensé avoir agi de manière inappropriée», a ajouté ce vétéran de la politique, qui caracole pour l'instant en tête des sondages sur les primaires démocrates, avant même de s'être déclaré. «Si on suggère que c'est le cas, je vais écouter respectueusement. Mais cela n'a jamais été mon intention.»

Un homme tactile

Connu pour être très tactile avec les femmes, Joe Biden, 76 ans, a été accusé vendredi par Lucy Flores, 39 ans, ancienne élue démocrate de l'Assemblée du Nevada, de l'avoir embrassée sur la tête sans son consentement en 2014 alors qu'elle s'apprêtait à prendre la parole lors d'un meeting de campagne.

Elle a réitéré ses accusations dimanche sur CNN. «De manière très inattendue, j'ai senti Joe Biden, sorti de nulle part, mettre ses mains sur mes épaules, s'approcher très près de moi par derrière, se pencher, sentir mes cheveux et m'embrasser doucement sur le haut de la tête», a-t-elle raconté.

«C'était choquant», «vous ne vous attendez pas à ce genre d'intimité de la part de quelqu'un de si puissant avec lequel vous n'avez aucune relation», a-t-elle ajouté, assurant s'être sentie «impuissante».

Le porte-parole de Joe Biden avait déclaré dès vendredi que l'ancien vice-président de Barack Obama ne se souvenait pas des faits. Dimanche, il est personnellement monté en première ligne, assurant ne pas prendre les accusations à la légère.

«Je ne me souviens peut-être pas de ces instants de la même manière, et je peux être surpris par ce que j'entends», a-t-il écrit dans son communiqué. Mais, selon lui, l'époque a changé et «les femmes sentent qu'elles peuvent et doivent raconter leur vécu, et les hommes doivent les écouter».

«C'est ce que je ferai», a-t-il promis, tout en se présentant comme un «avocat» inlassable de la cause des femmes.

(AFP)

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