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L'action L'Oréal bondit

Au lendemain de l'annonce du décès de Liliane Bettencourt, le titre L'Oréal bondit de près de 4% dans la matinée à la Bourse de Paris.

Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques français L'Oréal et femme la plus riche au monde, est décédée à 94 ans.  (Jeudi 21 septembre 2017)
Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques français L'Oréal et femme la plus riche au monde, est décédée à 94 ans. (Jeudi 21 septembre 2017)
AFP
Elle laisse derrière elle le souvenir d'une retentissante affaire judiciaire liée à des soupçons d'abus de faiblesse. (Jeudi 21 septembre 2017)
Elle laisse derrière elle le souvenir d'une retentissante affaire judiciaire liée à des soupçons d'abus de faiblesse. (Jeudi 21 septembre 2017)
AFP
Les dates importantes de la vie de Liliane Bettencourt. (Jeudi 21 septembre 2017)
Les dates importantes de la vie de Liliane Bettencourt. (Jeudi 21 septembre 2017)
AFP
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L'action L'Oréal bondissait vendredi à la Bourse de Paris, après l'annonce la veille du décès de Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques et femme la plus riche au monde. L'événement relance les spéculations sur l'avenir de la participation de Nestlé.

A la clôture, le titre L'Oréal montait de 2,46% à 180,95 euros, dans un marché en hausse de 0,27%. De son côté, l'action Nestlé a gagné jusqu'à 1,18% dans la matinée, avant de chuter, pour terminer sur un recul de 0,19% à 80,55 francs à la Bourse suisse, où l'indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) gagnait 0,03%.

Quatrième plus gros groupe de l'indice parisien CAC 40 avec un poids boursier de près de 99 milliards d'euros (115 milliards de francs), L'Oréal est toujours contrôlée de près par les héritiers du fondateur, Eugene Schueller, le père de Liliane Bettencourt, qui détiennent un tiers du capital.

Françoise Bettencourt Meyers, 64 ans, la fille de Liliane Bettencourt, siège au conseil d'administration du groupe depuis 1997. Elle est aussi la présidente du holding familial Thétys, actionnaire majoritaire de L'Oréal à 33,05% des parts au 31 décembre 2016, dont Liliane Bettencourt conservait l'usufruit.

La famille Bettencourt Meyers a également un pacte d'actionnaires avec Nestlé. Pour mémoire, le groupe alimentaire vaudois possède 23,12% de la multinationale française, numéro un mondial des cosmétiques.

Rôle de Nestlé

Par le passé, Nestlé avait parfois été considéré comme un possible candidat à un rachat de L'Oréal, mais le fonds activiste américain Third Point, présent au capital de Nestlé, a au contraire récemment appelé le groupe veveysan à vendre le reste de sa participation dans L'Oréal.

Avec un pacte d'actionnaires qui «prévoit que celui-ci devient caduc six mois après le décès de Liliane Bettencourt» et un «fonds activiste Third Point, qui met la pression sur Nestlé depuis quelques mois» en étant partisan d'une cession des actions L'Oréal, «le leader mondial des cosmétiques pourrait ainsi racheter cette participation en utilisant son bilan», ont souligné les analystes de Aurel BGC.

«Rappelons en outre que L'Oréal détient 9% du capital de Sanofi, ce qui pourrait l'aider à financer le rachat éventuel des parts de Nestlé. Mais à ce stade, rien n'est encore écrit», ont-ils complété.

Les héritiers veulent de la stabilité

Jefferies jugeait en revanche «peu probable» un rachat intégral de L'Oréal par Nestlé. «Ce serait une opération énorme et risquée» qui pourrait faire tiquer le gouvernement français, d'autant que la logique d'une telle diversification pour Nestlé «poserait question», selon une note d'analyste de la banque d'affaires.

Le nouveau patron de Nestlé, Ulf Mark Schneider, doit précisément dévoiler sa nouvelle stratégie pour le groupe lors d'une journée investisseurs mardi prochain à Londres. Les soins de la peau étaient l'un des grands axes de croissance mis en avant par l'ancienne équipe dirigeante, mais les intentions de M. Schneider dans ce domaine restent encore floues.

Entre L'Oréal et Nestlé, «il se peut très bien que rien ne change, au moins pour un bon moment», ajoute Jefferies, soulignant notamment «l'esprit de coopération entre les deux groupes» et le souci des héritiers de Liliane Bettencourt de veiller à la «stabilité» de l'actionnariat de L'Oréal.

«Pour l'instant, c'est Nestlé qui a besoin de L'Oréal», car sa part dans L'Oréal génère «10% de son bénéfice par action», selon une note d'analyste de Natixis, estimant aussi que par conséquent «le statu quo devrait être préservé» à moyen terme, sauf si Nestlé décidait de vendre sa part pour financer une grosse acquisition.

Affaires florissantes

Les comptes du groupe français (connu pour ses marques L'Oréal Paris, Garnier, Lancôme, Vichy, Maybelline...) sont florissants. Son chiffre d'affaires s'est élevé l'an dernier à 25,84 milliards d'euros ( 2,3% sur un an), et une nouvelle rentabilité record est attendue cette année, après la cession de son enseigne The Body Shop pour un milliard d'euros au brésilien Natura Cosméticos.

Une situation dont le groupe avait modestement tiré les fruits en Bourse jusqu'à jeudi soir, puisque le groupe avait progressé de 1,85% depuis le 1er janvier jeudi soir à la clôture du marché.

(ats)

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