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Affaire Mouzin: Monique Olivier à nouveau entendue

L'ex-femme du tueur en série Michel Fourniret sera entendue une nouvelle fois vendredi dans le cadre de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin en 2003.

Monique Olivier avait contredit en novembre 2019 l'alibi fourni par Michel Fourniret pour le jour de la disparition d'Estelle Mouzin.
Monique Olivier avait contredit en novembre 2019 l'alibi fourni par Michel Fourniret pour le jour de la disparition d'Estelle Mouzin.

Monique Olivier sera de nouveau entendue vendredi par la juge chargée de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin en 2003 après qu'elle a mis en doute en novembre l'alibi de son ex-mari Michel Fourniret, a-t-on appris jeudi auprès de son avocat.

«C'est une étape obligatoire», a déclaré Me Richard Delgenes, confirmant une information du Parisien. «La juge veut savoir si elle a des éléments qui permettraient de mettre en porte-à-faux Michel Fourniret».

Lors de sa dernière audition chez la juge d'instruction parisienne Sabine Khéris, le 21 novembre, Monique Olivier avait contredit l'alibi fourni par le tueur en série pour le jour où la fillette a disparu.

L'«ogre des Ardennes», déjà condamné à la perpétuité pour les meurtres de huit jeunes femmes ou adolescentes, a toujours nié toute implication dans la disparition d'Estelle Mouzin, expliquant qu'il se trouvait ce jour-là à son domicile de Sart-Custinne, en Belgique.

En guise d'alibi, le tueur en série invoquait un appel téléphonique passé à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n'avait alors pas décroché mais l'appel avait été attesté par des relevés téléphoniques.

Mais devant la juge, a rapporté son avocat, Monique Olivier a indiqué avoir passé elle-même cet appel à la demande de son ex-mari, qui ne se trouvait pas à son domicile de Sart-Custinne le jour de la disparition d'Estelle Mouzin.

Mis en examen

Entendu à son tour 27 novembre par Sabine Khéris, qui a récupéré l'enquête initialement conduite à Meaux, Michel Fourniret a été mis en examen pour «enlèvement et séquestration suivis de mort».

Lors de cette audition, il n'est toutefois pas passé formellement aux aveux, selon l'un des avocats du père de la fillette, Me Didier Seban.

D'après le quotidien 20 Minutes, qui publie jeudi des extraits du procès-verbal de son interrogatoire, le septuagénaire s'était montré vague: «A l'âge que j'ai, je n'ai rien à craindre ni à perdre. Si cette petite avait croisé mon chemin, je vous le dirais (...) mais je n'en ai pas souvenance», a-t-il déclaré.

«Dans l'impossibilité où je suis de vous dire si je suis responsable de sa disparition (...), je vous exhorte à me considérer comme coupable, à me traiter comme coupable», a-t-il toutefois ajouté.

Témoin assisté

D'après une source proche du dossier, la juge devrait interroger Monique Olivier, placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté, sur les déclarations de plusieurs de ses codétenues.

Selon le Parisien, cinq détenues de la prison de Rennes (Ille-et-Vilaine), auditionnées par les enquêteurs en décembre 2018, ont assuré avoir entendu Monique Olivier «incriminer son ex-mari dans la disparition d'Estelle Mouzin».

(AFP)

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