Affaire Snowden: Miranda détenait 58'000 documents secrets

Grande-BretagneDavid Miranda, compagnon du journaliste du «Guardian» lié aux révélations Snowden, possédait lors de son arrestation à Heathrow 58'000 documents classifiés «détournés», a affirmé vendredi le gouvernement devant la justice.

David Miranda avait été arrêté le 18 août à l'aéroport londonien.

David Miranda avait été arrêté le 18 août à l'aéroport londonien. Image: AFP

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Le Brésilien de 28 ans a engagé une procédure judiciaire pour contester la légalité de son arrestation le 18 août à l'aéroport londonien, où il a été interrogé par la police pendant près de neuf heures sur la base d'une loi antiterroriste et s'est vu saisir son matériel informatique.

Dans un communiqué lu devant la Haute Cour de Londres, un haut conseiller du gouvernement pour la sécurité, Oliver Robbins, a dit que le jeune homme était en possession de «matériel classifié détourné, sous la forme d'environ 58 000 documents classifiés du renseignement britannique».

«Je peux confirmer que la révélation de ces informations nuirait à la sécurité nationale du Royaume-Uni», a-t-il ajouté.

Accusation évoquée

Le responsable a indiqué qu'une grande partie des documents étaient classés «secrets» ou «top secrets». Il a aussi évoqué «une inquiétude particulière» concernant la révélation possible de l'identité d'un agent des renseignements.

La police avait elle annoncé le 22 août avoir ouvert une «enquête criminelle» à propos du matériel détenu par David Miranda, compagnon et collaborateur de Glenn Greenwald, journaliste du quotidien «Guardian» à l'origine de la publication de documents obtenus par Edward Snowden révélant l'ampleur des programmes de surveillance américain et britannique.

Le rédacteur en chef du Guardian Alan Rusbridger a accusé Oliver Robbins de faire des déclarations «infondées et incorrectes».

Plus de transparence

Une nouvelle audience doit avoir lieu en octobre devant la Haute Cour.

Le patron des 16 agences américaines de renseignement, James Clapper, s'est de son côté engagé jeudi à publier chaque année un compte-rendu «général» des activités de surveillance téléphonique, au centre d'une polémique depuis les révélations d'Edward Snowden.

Le nombre d'ordres de surveillance ainsi que celui «de cibles affectées par ces ordres» seront rendus publics. Sont notamment concernés les ordres donnés aux opérateurs internet de donner aux services de renseignement américains les données relatives aux activités en ligne d'étrangers non-résidents dans le cadre de la lutte antiterroriste. (afp/nxp)

Créé: 30.08.2013, 21h50

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