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PakistanL'Afghane aux yeux verts expulsée lundi

Sharbat Gula a été condamnée pour détention de faux papiers et pourrait être renvoyée dès lundi dans son pays d'origine.

Sharbat Gula le 26 octobres dernier.
Sharbat Gula le 26 octobres dernier.
AFP

L'Afghane, dont les saisissants yeux verts mis en valeur par son foulard rouge avaient été immortalisés en 1984 dans un camp de réfugiés afghans au Pakistan par le photographe américain Steve McCurry pour la couverture du National Geographic, avait été arrêtée la semaine dernière au Pakistan. rendue célèbre par un portrait en couverture du qui a fait d'elle l'icône des réfugiés afghans,

Elle était poursuivie, comme des milliers d'autres réfugiés afghans au Pakistan, pour avoir vécu dans le pays sous de faux papiers. Cette mère de quatre enfants, analphabète, a plaidé coupable vendredi, a indiqué son avocat à l'AFP, et le tribunal l'a condamnée à 15 jours de prison et une amende de 110000 roupies (1025 francs).

Ayant déjà passé onze jours en prison avant son procès, elle devrait être libérée lundi, sa peine purgée, a précisé le conseil, Mubashar Nazar. La cour a également ordonné son expulsion, qui devrait intervenir dès sa libération. Un représentant du consulat afghan à Peshawar a confirmé son retour imminent en Afghanistan.

«Nous avons déjà payé l'amende imposée à Mme Gula par le tribunal et nous l'emmènerons en Afghanistan d'une façon digne lundi», a déclaré à l'AFP Abdul Hameed Jalili, conseiller chargé des réfugiés au consulat. Ses enfants doivent rentrer avec elle. Mme Gula a indiqué à la presse que son mari était décédé.

Crise humanitaire majeure

Son portrait compte parmi les Unes les plus célèbres du National Geographic. Le photographe Steve McCurry avait retrouvé la jeune femme en 2002 dans un village afghan, où elle était mariée à un boulanger et mère de trois filles. On ignore à quel moment elle est revenue au Pakistan.

Selon des responsables pakistanais, Sharbat Gula avait déposé une demande de carte d'identité nationale à Peshawar en avril 2014, sous le nom de Sharbat Bibi. Le cas de Sharbat Gula illustre le désespoir de nombreux réfugiés afghans à l'idée d'être renvoyés dans leur pays d'origine, où la guerre sévit toujours.

Après avoir accueilli les Afghans pendant des décennies, depuis l'invasion soviétique de 1979, le Pakistan a accentué la pression ces derniers mois sur les réfugiés, tandis que l'ONU doublait les primes de retour. En conséquence, des centaines de milliers d'entre eux sont retournés au pays depuis juillet, laissant craindre une crise humanitaire majeure en Afghanistan.

AFP

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