La RDC manque d’argent pour assécher l’épidémie d’Ebola

ÉpidémieUn cas a été détecté à Goma alors que les fonds promis n’arrivent pas et que la situation sécuritaire reste précaire.

Image: AFP

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Le risque de voir le virus Ebola gagner du terrain en République démocratique du Congo (RDC) et dans les pays voisins est loin d’être écarté. Malgré les efforts déployés par l’Organisation mondiale de la santé et l’ONU pour stopper l’épidémie, un premier cas de fièvre hémorragique Ebola a été enregistré dimanche à Goma. L’annonce est tombée alors que se tenait ce lundi à Genève une réunion de haut niveau avec les représentants du gouvernement de la RDC, l’ONU, les ONG et les donateurs pour faire le point sur l’épidémie.

En un an, le virus a fait 1665 morts. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus et le sous-Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence Mark Lowcock ont convoqué cette réunion pour inciter la communauté internationale à ne pas baisser la garde. Alors que s’amorce le quatrième plan de lutte contre l’épidémie, l’argent promis fait défaut. Ce qui constitue un vrai sujet d’inquiétude parmi les humanitaires. «Si ce plan n’est pas financé nous avons peu de chances d’arriver à zéro cas. Il n’y a pas d’autre solution que d’intensifier les financements si l’on veut empêcher la propagation du virus», a prévenu Mark Lowcock. Initialement, 148 millions de dollars avaient été budgétés au premier semestre 2019 dans le cadre du Plan national de riposte. Seulement 24% des sommes alloués pour l’année auraient été débloquées.

La menace que constitue le virus Ebola dans la région est loin d’être passée et le travail sur le terrain reste toujours aussi compliqué. Ce week-end, deux responsables communautaires, enrôlés dans des campagnes de prévention contre l’épidémie, ont été assassinés à leur domicile entre Beni et Butembo dans la province du Nord-Kivu. Pour le Coordonnateur des secours d’urgence, ce nouvel incident montre à quel point la réduction envisagée des effectifs de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en république démocratique du Congo (Monusco) chargée de maintenir la paix «pourrait être préjudiciable à la lutte contre le virus Ebola».

Depuis le début de l’épidémie, le travail des équipes sanitaires est entravé par l’action des différentes milices et groupes armés qui se disputent le contrôle des zones où le virus est justement le plus présent. Ces violences provoquent des déplacements de populations et accroissent le risque de propagation de la maladie. Un casse-tête sanitaire et sécuritaire. «Nous avons à faire à l’un des virus les plus dangereux du monde dans l’une des zones les plus dangereuses du monde. Cette épidémie est une des urgences humanitaires les plus complexes qu’aucun d’entre nous a jamais rencontrées», a résumé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Depuis janvier, l’OMS a enregistré 198 attaques contre les installations sanitaires et les travailleurs de la santé, tuant 7 personnes dont les deux intervenants assassinés ces derniers jours et un épidémiologiste de l’OMS, le Dr Richard Mouzoko en avril dernier. «Chaque attaque donne l’occasion d’Ebola de se propager», constate le directeur de l’OMS qui à la différence de sa prédécesseure Margaret Chan, joue la transparence depuis le début de la crise. Lors de cette réunion de coordination Tedros Adhanom Ghebreyesus a annoncé qu’il allait convoquer de nouveau le Comité d’urgence pour réévaluer la menace au regard des derniers développements.

Le risque de voir le virus Ebola gagner du terrain en République démocratique du Congo (RDC) et dans les pays voisins est loin d’être écarté. Malgré les efforts déployés par l’Organisation mondiale de la santé et l’ONU pour stopper l’épidémie, un premier cas de fièvre hémorragique Ebola a été enregistré dimanche à Goma. L’annonce est tombée alors que se tenait ce lundi à Genève une réunion de haut niveau avec les représentants du gouvernement de la RDC, l’ONU, les ONG et les donateurs pour faire le point sur l’épidémie.

En un an, le virus a fait 1665 morts. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le sous-secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, ont convoqué cette réunion pour inciter la communauté internationale à ne pas baisser la garde. Alors que s’amorce le quatrième plan de lutte contre l’épidémie, l’argent promis fait défaut. Ce qui constitue un vrai sujet d’inquiétude parmi les humanitaires. «Si ce plan n’est pas financé, nous avons peu de chances d’arriver à zéro cas. Il n’y a pas d’autre solution que d’intensifier les financements si l’on veut empêcher la propagation du virus», a prévenu Mark Lowcock. Initialement, 148 millions de dollars avaient été budgétés au premier semestre 2019 dans le cadre du Plan national de riposte. Seulement 24% des sommes allouées pour l’année auraient été débloquées.

Depuis le début de l’épidémie, le travail des équipes sanitaires est entravé par l’action des différentes milices et groupes armés qui se disputent le contrôle des zones où le virus est justement le plus présent. Ce week-end, deux responsables communautaires, enrôlés dans des campagnes de prévention contre l’épidémie, ont été assassinés au Nord-Kivu.

Créé: 15.07.2019, 21h13

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