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«En Algérie, la tension augmente de jour en jour»

Après des mois de contestation pacifique, un tournant répressif se profile. Ce vendredi, les manifestants vont refuser à nouveau le scrutin présidentiel prévu en décembre. L'armée perd patience.

Ce vendredi, pour la 34e semaine consécutive, les manifestants vont braver la peur et descendre en masse dans les rues.
Ce vendredi, pour la 34e semaine consécutive, les manifestants vont braver la peur et descendre en masse dans les rues.
AFP

L’Algérie vit-elle un tournant répressif? Ce vendredi, pour la 34e semaine consécutive, les manifestants vont braver la peur et descendre en masse dans les rues pour réclamer la démission des autorités et l’annulation de l’élection présidentielle prévue le 12 décembre. Or, mardi, pour la première fois depuis le début de la contestation en février et la démission du président Bouteflika début avril, les forces de l’ordre ont tenté d’empêcher la traditionnelle manifestation des étudiants, opérant des dizaines d’arrestations. «Où va l’Algérie?» La question est au centre d’une table ronde organisée par le Global Studies Institute de l’Université de Genève mardi prochain à 18h15 à Uni Mail (salle MS 150). Directeur de recherche au CERI à Paris et auteur de l’ouvrage «l’Afrique du Nord après les révoltes arabes» (Presses de Sciences Po, 2019), Luis Martinez y participera. Décryptage.

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