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Le djihadisme contamine le Burkina Faso

Écoles fermées, églises abandonnées, le Nord se vide. Partis du Mali, des djihadistes attaquent ce pays modèle de tolérance.

À Ouagadougou en septembre dernier: une famille parmi les 500'000 déplacés internes qui ont fui les violences djihadistes.
À Ouagadougou en septembre dernier: une famille parmi les 500'000 déplacés internes qui ont fui les violences djihadistes.
AFP

Après le Mali, le Burkina Faso. Loin des projecteurs, ce pays d’Afrique de l’Ouest sombre dans l’enfer djihadiste. Le nord se vide sous les attaques terroristes quasi quotidiennes perpétrées par des groupes islamistes qui ont traversé la frontière pour déstabiliser une société réputée tolérante. Depuis le début de l’année, au moins 2024 écoles ont dû fermer, de même que 200 églises et 60 centres de santé, près de 500'000 personnes ont déjà pris la fuite. Et ça continue. «Si la communauté internationale n’intervient pas immédiatement, on risque une crise majeure qui peut déborder dans toute la région: Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire», s’alarme Illia Djadi, ancien journaliste à la BBC et expert de l’ONG chrétienne Portes ouvertes.

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