Les Français enlevés au Cameroun libérés «sains et saufs»

OtagesLa famille de 7 otages français libérée et «rendue aux autorités camerounaises», selon les déclarations du président Biya.

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La famille française de sept personnes, dont quatre enfants, enlevée le 19 février au Cameroun par le groupe islamiste nigérian Boko Haram a été libérée «saine et sauve», ont annoncé vendredi Yaoundé et Paris. Elle a été remise aux autorités camerounaises et devrait être à Paris samedi matin.

«Les enfants vont bien», a confié le père de famille, évoquant ses quatre garçons âgés de 5 à 12 ans. «Nous sommes tellement heureux de retourner au Cameroun, de pouvoir retrouver tous nos amis et tous nos frères camerounais. C'est avec les larmes que je vous le dis», a confié l'homme, portant une longue barbe.

Le père de famille est apparu très amaigri, tout comme son frère et son épouse, mais les enfants ont été maintenus à l'écart des médias. Il n'a fait aucun commentaire sur les conditions de la libération et les autorités françaises et camerounaises sont également restées très évasives.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, «la famille a été libérée à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria près de Kolofata», commune de l'extrême nord du Cameroun, a simplement indiqué un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Retour samedi en France

Les ex-otages sont arrivés en fin de matinée dans la capitale camerounaise et ont été conduits à l'ambassade de France. Avant son départ pour le Cameroun, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé un retour de la famille, samedi matin «première heure», en France.

Une équipe médicale était également du voyage pour un bilan de santé des sept Français. Ils «sont en bonne forme, fatigués évidemment mais extrêmement heureux», selon Laurent Fabius qui a relevé que «les conditions de nourriture et de détention étaient très, très difficiles».

De son côté, le président français François Hollande a «remercié les autorités camerounaises et nigérianes qui ont travaillé à cette issue heureuse, et notamment le président camerounais Paul Biya, en étroite collaboration avec la France», a indiqué l'Elysée.

Employé expatrié

Le père, la mère et leurs quatre garçons résidaient depuis 2011 à Yaoundé où le père est employé expatrié du groupe français GDF Suez. Son frère, qui vit en Espagne, les avait rejoints pour des vacances. Tous avaient été enlevés dans le nord du Cameroun où ils étaient allés visiter un parc national.

Leurs ravisseurs se réclamaient de la secte Boko Haram. Le groupe islamiste est actif dans le nord du Nigeria, une zone troublée depuis plusieurs années par des attentats et des assassinats, réprimés dans le sang par les forces de sécurité nigérianes.

Dans les jours qui avaient suivi l'enlèvement, Paris avait envoyé au Cameroun des soldats chargés de participer à l'enquête et aux recherches.

Dans deux vidéos, diffusées les 25 février et 18 mars, les ravisseurs exigeaient, en échange de la libération des Français, celle de membres de leur groupe, prisonniers au Nigeria et au Cameroun.

«Pas de rançon versée»

Ces revendications avaient été jugées «hors de portée de la France», par Laurent Fabius, qui avait toutefois effectué un voyage au Cameroun à la mi-mars. Il y avait rencontré le président Paul Biya ainsi que la communauté française.

François Hollande avait pour sa part indiqué à plusieurs reprises tout faire pour obtenir la libération des otages. «La politique de la France, c'est qu'il n'y a pas de versements de rançons», avait-il cependant assuré à fin mars. Il a réitéré son propos vendredi matin indiquant que l'Elysée n'a versé aucune rançon.

Rappelant vendredi que «huit autres ressortissants français sont toujours détenus au Sahel», le président a réaffirmé «son soutien aux familles et redit sa détermination à oeuvrer sans relâche à leur libération». Sept d'entre eux seraient retenus prisonniers par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et les groupes qui lui sont affiliés. (afp/nxp)

Créé: 19.04.2013, 09h30

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