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À Genève, l’Algérie fait son retour dans le jeu diplomatique

Le représentant d’Alger va présider lundi à Genève les travaux d’ouverture de la Conférence du désarmement.

L'Algérie va assurer la présidence tournante de la Conférence du désarmement qui siège à Genève.
L'Algérie va assurer la présidence tournante de la Conférence du désarmement qui siège à Genève.
Pierre Albouy

Occupée à gérer une crise politique intérieure inédite, fragilisée par la contestation, l’Algérie n’a pas été en mesure de jouer un grand rôle sur la scène internationale au cours des derniers mois. Avec l’élection le 12 décembre d’Abdelmadjid Tebboune, ses diplomates poussent un soupir de soulagement. A Genève, notamment, au sein du système multilatéral, l’Algérie a toujours été un partenaire important.

Nommé en octobre dernier, Rachid Belbaki espère bien redorer le blason de son pays. Le hasard du calendrier va peut-être lui en offrir l’occasion puisque le 20 janvier, son pays va assurer la présidence tournante de la Conférence du désarmement qui siège à Genève. Même si ses travaux sont dans l’impasse, cet organe de l’ONU reste l’endroit où l’on délivre des messages quand le monde est sous tension. Soixante-cinq Etats siègent à la Conférence du désarmement parmi lesquels l’Iran. Autant dire que la reprise de ses travaux intervient dans un contexte un peu particulier.

«Nous n’allons pas faire de miracle. Nous savons qu’il existe des impasses mais si nous arrivions à créer un climat d’apaisement et de confiance ce serait déjà un progrès», confie Rachid Belbaki. L’ambition de ce diplomate de carrière est de «redonner un peu d’espoir». Pour lui, l’ONU et le multilatéralisme ne sont pas un modèle dépassé. S’il y a une chance d’arriver «à décrisper» la situation pour aller vers un monde avec le moins d’armes, c’est en discutant. «Il est temps de travailler dans une approche de sécurité globale et non plus uniquement nationale», défend le diplomate. Son discours est déjà bien rodé et ses arguments éprouvés.

«Nous sommes arrivés à faire tomber des barrières commerciales. La sécurité doit également faire partie de cet espace qui n’a pas de frontières. Il n’est pas possible de se sentir en paix chez soi si son voisin ou le voisin de son voisin connaît une crise. C’est une chaîne. L’Algérie est bien placée pour le savoir», répète Rachid Belbaki. Avec une frontière de près de 1000 kilomètres avec la Libye, l'Algérie est effectivement bien placée pour savoir que la région a besoin d’avoir un espace sécurisé à l’échelle de la région. Cette vision devrait dominer, sous sa direction, l’ouverture des travaux de la Conférence du désarmement. »

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