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Revue de presseHollande gagne «ses galons de chef de guerre» au Mali

Pour les éditorialistes, le succès de l'opération Serval au Mali a permis à François Hollande de gagner «aux yeux du monde ses galons de chef de guerre», lui donnant «une stature nouvelle».

Un soldat malien se met à l'abri durant un échange de tirs avec des rebelles islamistes à Gao. (Dimanche 10 février 2013)
Un soldat malien se met à l'abri durant un échange de tirs avec des rebelles islamistes à Gao. (Dimanche 10 février 2013)
Keystone
Des soldats français sécurisent un quartier suite à un échange de tirs avec des Islamistes à Gao.  (Dimanche 10 février 2013)
Des soldats français sécurisent un quartier suite à un échange de tirs avec des Islamistes à Gao. (Dimanche 10 février 2013)
AFP
Keystone
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«François Hollande a gagné aux yeux du monde ses galons de chef de guerre», juge Dominique Garraud dans La Charente Libre. Dans L’Alsace-Le Pays, Francis Laffon estime que la victoire «lui donne une stature nouvelle, diamétralement opposée à l’image de mollesse qui lui collait à la peau». «Flanby peut être très ferme et laisser ses ennemis sur le flanc», s'amuse-t-il.

«Papa François Hollande est en droit de savourer cette victoire au milieu de foules enthousiastes; aucune visite présidentielle en France ne donnerait lieu à pareilles adulations», estime François Sergent de Libération. Même Yves Thréard dans Le Figaro trouve une stature présidentielle à Hollande :«il a montré qu’il savait être au bon endroit dans les moments cruciaux» trouvant même que son «discours solennel aux accents gaulliens» répondait «à ceux qui moquent son manque d’étoffe».

L'éditorialiste du quotidien conservateur tempère cependant son propos : «Hollande a remporté une bataille, il n’a pas gagné la guerre».«Le président »normal«, le socialiste qui voulait rompre avec la Françafrique, a réussi l’exploit d’inscrire ses pas dans ceux du général de Gaulle!» pense aussi Bruno Dive de Sud-Ouest.

De son côté Hervé Favre (La Voix du Nord) trouve que «la liesse des populations libérées de la charia et des fous d'Allah balaie tous les arguments qui plaidaient pour une attitude de prudence si normale!» «En son temps, Nicolas Sarkozy avait déploré à Dakar que les Africains soient «sortis de l’Histoire», François Hollande les y a faits rentrer en déclarant à Bamako, samedi, que la France en intervenant au Mali avait «payé une dette» en son égard remontant à la Seconde guerre mondiale», apprécie Jean-Michel Helvig (La République des Pyrénées).

Florence Couret de La Croix prévient qu'il faut «commencer à préparer les esprits à la suite, l’issue politique de la crise» et souligne que «le plus dur reste à faire». Réaliste, Philippe Palat du Midi Libre note que si «aujourd’hui, l’opinion applaudit la détermination du chef de l’État», il n'est «pas sûr qu’un revers au Mali ne ressuscite pas la cruelle versatilité des Français.»

AFP

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