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Au Malawi, la chasse aux albinos doit cesser

Amnesty dénonce dans un rapport le manque de protection de cette minorité dont les organes font l’objet d’un trafic.

Cette maladie génétique héréditaire touche environ une personne sur 1200 au Malawi.
Cette maladie génétique héréditaire touche environ une personne sur 1200 au Malawi.
AFP

«Nous ne sommes pas des animaux que l’on chasse ou que l’on vend.» Le titre du dernier rapport d’Amnesty International sur la condition des quelque 7000 à 10 000 albinos qui vivent au Malawi (16,5 millions d’habitants) fait froid dans le dos. Cette population qui souffre de dépigmentation de la peau, des cheveux et des yeux est en effet en grand danger. Au point que l’experte indépendante de l’ONU Ikponwosa Ero, nommée l’an dernier, estime qu’à terme, ce groupe est «menacé d’extinction». «Cette situation est le fruit d’un mélange de pauvreté, de croyances en la sorcellerie et d’appât du gain qui pousse au crime», estime l’experte de l’ONU. Au seul mois d’avril, quatre personnes, dont un bébé, ont été tuées au Malawi pour alimenter un trafic macabre d’organes et d’os.

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