«Un millier de soldats» français déployés en Centrafrique

RésolutionLa France a décidé, avec l'accord de l'ONU, de déployer «un millier de soldats» en Centrafrique pour six mois afin d'appuyer la mission africaine et rétablir l'ordre dans le pays.

L'armée française va appuyer la mission africaine en Centrafrique.

L'armée française va appuyer la mission africaine en Centrafrique. Image: AFP

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Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé mardi le déploiement d'«un millier de soldats» français en Centrafrique pour une durée d'environ six mois, afin de rétablir l'ordre en appui d'une force africaine. Paris a soumis lundi à ses partenaires du Conseil de sécurité un projet de résolution.

«La France appuiera cette mission africaine, de l'ordre d'un millier de soldats», a déclaré le ministre sur la radio Europe 1. «Nous le ferons en appui et non pas en entrée en premier, comme nous avons pu le faire pour le Mali, et pour une période brève, de l'ordre de six mois à peu près», a précisé le ministre.

«La situation en Centrafrique représente un risque pour l'ensemble de l'Afrique centrale qui justifie une intervention de la France sous l'égide des Nations Unies», a déclaré de son côté le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. «Il y a un risque d'implosion dans tous les domaines qui est absolument massif», a-t-il dit mardi sur la radio France Culture.

Humanitaire et sécuritaire

L'intervention se déroulera sur deux terrains: «humanitaire, pour dissuader les exactions contre la population. Sécuritaire, pour ne pas laisser une zone 'sécurité zéro' au cœur de l'Afrique», a-t-on expliqué dans l'entourage du ministre de la Défense.

Selon les militaires, l'entrée en Centrafrique par voie aérienne, par l'aéroport de Bangui ou sur quelques pistes encore en état ailleurs dans le pays, ou par le port de Douala au Cameroun, puis par la route, ne poserait pas de problème particulier.

Résolution à New York

La France a soumis lundi soir à ses partenaires du Conseil de sécurité des Nations Unies un projet de résolution visant à renforcer la force panafricaine présente en Centrafrique (Misca), avec la perspective éventuelle de la transformer en force de l'ONU de maintien de la paix. Selon l'ambassadeur français, Gérard Araud, cette résolution pourrait être adoptée la semaine prochaine.

La résolution est placée sous le chapitre 7 de la Charte de l'ONU, qui prévoit le recours à la force. Elle autorise la Misca de se déployer «pour une période initiale de six mois» afin de tenter de rétablir la sécurité et de protéger les civils.

Elle «demande au secrétaire général (de l'ONU) de faire rapport au Conseil dans un délai ne dépassant pas trois mois [...] avec des recommandations sur la possible transformation de la Misca en opération de maintien de la paix», c'est-à-dire le déploiement de Casques bleus en République centrafricaine (RCA).

Manque de moyens

Dans un premier rapport examiné lundi par les quinze membres du Conseil, Ban Ki-moon avait évoqué le déploiement de 6000 à 9000 Casques bleus pour sécuriser le pays, en proie à l'anarchie depuis le renversement du président François Bozizé en mars dernier.

La force panafricaine doit compter 3600 hommes, mais elle peine à atteindre son effectif plein et manque de moyens. La résolution demande à l'ONU de mettre en place un fonds, alimenté par des contributions des Etats membres, pour financer la Misca et invite les Etats membres à «contribuer généreusement et rapidement» à ce fonds.

Le projet de résolution «autorise les forces françaises» présentes en RCA à «prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca».

(ats/afp/nxp)

Créé: 26.11.2013, 10h55

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