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L’OMS resserre son étau autour d’Ebola

Une campagne de vaccination vient de débuter après une nouvelle épidémie en République démocratique du Congo.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Denis Balibouse, Reuters

C’est la neuvième fois que le virus Ebola sévit sur le sol congolais depuis 1976. À Genève, où se tient en ce moment l’Assemblée mondiale de la santé, les développements sanitaires en République démocratique du Congo (RDC) sont suivis «24 heures sur 24, 7 jours sur 7», a assuré le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus. L’épidémie, dont le foyer d’origine a été localisé à Bikoro, une ville située à une centaine de kilomètres de Mbandaka, dans le nord-ouest du pays, a fait au moins 27 morts. Les équipes médicales présentes sur place s’emploient à recenser toutes les personnes qui ont été en contact avec les malades, pour les vacciner. Il s’agit de stopper la propagation du virus mortel.

L’OMS travaille avec les autorités sanitaires locales, Gavi, l’Alliance des vaccins, Médecins sans frontières, l’Unicef et d’autres partenaires, dont le Ministère de la santé de la Guinée, pour mener la vaccination contre le virus Ebola pour les personnes à risque élevé d’infection dans les zones concernées.

«Les prochaines semaines nous diront si cette épidémie va gagner les zones urbaines ou si nous allons être en mesure de la maintenir sous contrôle»

La campagne de vaccination a démarré lundi. Parallèlement, le dispositif d’alerte précoce a été déclenché pour améliorer la collecte et la gestion des cas d’information et de contacts. Des moyens conséquents ont été déployés. En 2014, l’épidémie partie de Guinée avait fait plus de 11 000 morts. Quelques mois plus tard, un rapport de l’ONU pointait du doigt des défaillances dans l’organisation des secours et un manque de réactivité devant l’urgence de la situation et l’ampleur de la catastrophe sanitaire. Aujourd’hui, l’OMS communique en temps réel les informations et expose son plan de bataille. «Les prochaines semaines nous diront si cette épidémie va gagner les zones urbaines ou si nous allons être en mesure de la maintenir sous contrôle», a déclaré Peter Salama, chef des opérations d’urgence de l’OMS, devant les ministres et diplomates réunis à Genève. Cette fois, il n’est pas question de sous-estimer la menace. Neuf pays voisins, dont le Congo-Brazzaville et la République centrafricaine, ont été informés qu’ils étaient eux-mêmes exposés à un risque élevé de propagation. Des mesures préventives ont été prises.

Il reste que sur le terrain, les équipes médicales se trouvent parfois confrontées à des réactions inattendues qui accroissent le risque de propagation de la maladie. Médecins sans frontières a révélé que trois patients contaminés par le virus Ebola s’étaient enfuis de l’hôpital dans lequel ils avaient été placés en quarantaine à Mbandaka. Deux ont été retrouvés morts. Parfois, la peur de se faire vacciner l’emporte sur la peur d’être contaminé. Mardi, les autorités sanitaires africaines ont annoncé qu’elles allaient envoyer des anthropologues en RDC pour faciliter la campagne de vaccination contre Ebola. «Si nous ne gérons pas convenablement notre communication, le programme de vaccination pourrait en souffrir», a expliqué John Nkengasong, chef du Centre africain de contrôle des maladies (CDC Africa).

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