Passer au contenu principal

Oubliée du développement, l’Afrique veut faire entendre sa voix

L’idée d’un continent éclairé à l’énergie renouvelable guide le début de la COP21. Mais la réalité se révèle moins verte

AP

L’Afrique attend beaucoup de la COP21. Et elle le montre. Le continent oublié du développement a érigé un vaste pavillon à son nom au Bourget, histoire d’affirmer qu’il se présente uni à cette conférence. Et surtout qu’il n’entend pas repartir bredouille de Paris.

«Si autant de pays africains sont venus, c’est pour être sûrs que la voix de l’Afrique sera entendue, a martelé hier le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina. Nous émettons des quantités négligeables de gaz à effet de serre (ndlr: moins de 4% des émissions mondiales) et pourtant c’est nous qui en subissons les effets les plus dramatiques. Le lac Tchad disparaît, la désertification s’intensifie, les sécheresses se multiplient, tout comme les inondations. La COP21 ne sera un succès que si nos requêtes ne sont pas occultées.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.