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Sept morts à Gao dans de nouveaux accrochages

Après plusieurs semaines d'accalmie, la ville de Gao a vécu dimanche de nouveaux accrochages entre armée malienne et combattants islamistes, alors qu'Al Qaïda se réorganise dans la région.

Ex-fief du mouvement islamiste Mujao, la ville a été libérée en janvier mais a subi en février des attentats-suicides.
Ex-fief du mouvement islamiste Mujao, la ville a été libérée en janvier mais a subi en février des attentats-suicides.
Keystone

"Un militaire malien, quatre islamistes et deux civils ont été tués au cours des échanges de coups de feu entre l'armée malienne et les islamistes", a déclaré une source sécuritaire africaine présente à Gao (1200 km au nord-est de Bamako).

La situation est désormais "calme" à Gao, où l'armée malienne, "appuyée par les militaires français et africains, contrôle la situation", a-t-elle affirmé.

Le Mujao revendique une attaque

L'armée malienne avait annoncé auparavant qu'elle procédait à un "ratissage" après un "incident" ayant opposé des militaires maliens et des islamistes présumés infiltrés durant la nuit, qui avaient tiré près d'un camp militaire.

Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes islamistes armés ayant occupé le nord du Mali depuis mi-2012 jusqu'à l'opération militaire franco-africaine lancée en janvier, avait lui revendiqué une "attaque" après les événements de la nuit.

"Samedi à minuit, neuf moudjahidine sont arrivés à Gao. Ils ont attaqué un camp de l'armée malienne. Les moudjahidine vont continuer jusqu'à la victoire finale", a dit Oumar Wahab, membre de l'ex-direction du Mujao à Gao.

Ex-fief de ce mouvement islamiste, la ville a été libérée en janvier mais a subi en février des attentats-suicides - les premiers de l'histoire du Mali - et été le théâtre de violents accrochages entre les armées malienne et française, d'un côté, et les jihadistes armés, de l'autre. Dans les alentours de Gao, des affrontements entre troupes alliées et islamistes ont eu lieu encore régulièrement.

Djamel Okacha succède à Abou Zeïd

Ce regain d'insécurité survient alors que L'Algérien Djamel Okacha a succédé à Abdelhamid Abou Zeïd à la tête de la brigade d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) que dirigeait dans le Sahara son compatriote jusqu'à sa mort, fin février, a rapporté dimanche la chaîne de télévision algérienne Ennahar.

Précédemment annoncée par le Tchad, le décès de ce dernier a été confirmé samedi par la France. Selon ce pays, le chef jihadiste a péri "lors des combats menés par l'armée française dans l'Adrar des Ifoghas", massif montagneux de l'extrême nord-est du Mali, où les soldats français bénéficient de l'appui des troupes tchadiennes.

Agé de 34 ans, Djamel Okacha, aussi connu sous le nom de Yahia Abou El Hamam, est un proche d'Abdelmalek Droukdel, le chef d'Al Qaïda au Maghreb islamique issu du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).

Réorganiser Al Qaïda

La priorité d'Okacha serait de réorganiser Al Qaïda au Maghreb islamique qui, outre la mort d'Abou Zeïd, aurait également été fragilisé par la mort, à ce jour non confirmée, de Mokhtar Belmokhtar, commanditaire de l'attaque de janvier dernier contre le site gazier de Tiguentourine, en Algérie.

Les hommes d'Aqmi détiennent toujours au moins cinq ressortissants français. Un sixième otage, enlevé en novembre 2011 au Mali, a été exécuté le 10 mars, selon un porte-parole d'Aqmi. Sa mort n'a pas été confirmée par Paris.

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