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«Fausse alerte» pour le vol Air France au Kenya

L'objet découvert dans les toilettes était «un ensemble composé de cartons et d'un espèce de minuteur», a déclaré le PDG de la compagnie.

Les passagers ont été évacués.
Les passagers ont été évacués.
Edwin Kana, Keystone

L'incident qui a provoqué l'atterrissage en urgence à Mombasa, au Kenya, d'un avion d'Air France, en provenance de l'île Maurice et à destination de Paris, était «une fausse alerte», a indiqué dimanche à la presse le PDG de la compagnie Frédéric Gagey.

L'objet découvert était «un ensemble composé de cartons et d'un espèce de minuteur», a ajouté M. Gagey au cours d'une conférence de presse. «Après analyse, il s'agit d'une fausse alerte (...) d'après les informations dont nous disposons», a-t-il déclaré.

Le vol AF 463, avec 459 personnes à bord et 14 membres d'équipage, avait quitté l'île Maurice à 21h00 locales (17h00 GMT) et devait arriver à Paris à 05h50 locales (04h50 GMT). Il a atterri à l'aéroport international Moi de Mombasa, sur la côte est du Kenya, à 00h37 locales (21h37 GMT).

«Il a demandé un atterrissage d'urgence, après qu'un engin suspecté d'être une bombe a été découvert dans les toilettes. Un atterrissage d'urgence a été préparé, il a atterri sans problème et les passagers ont été évacués», a indiqué Charles Owino, un porte-parole de la police.

Enquête encore en cours

Le ministre kényan de l'Intérieur Joseph Nkaissery, qui s'est immédiatement rendu à Mombasa, a indiqué en fin de matinée que la police interrogeait plusieurs passagers du vol, sans pouvoir en préciser le nombre exact.

«L'enquête est encore en cours, mais ce que je peux confirmer pour l'instant, c'est que les enquêteurs interrogent plusieurs passagers au sujet de l'engin qui a été trouvé à bord (du vol) d'Air France», a-t-il déclaré.

Lors de cette conférence de presse, M. Nkaissery s'est refusé à tout commentaire sur la nature de l'engin.

Impossible de dire si c'est une bombe

Des sources policières françaises ont également indiqué à l'AFP que les premières constatations ne permettaient pas de dire qu'il y avait un engin explosif à bord.

Une source interne à Air France a décrit l'objet retrouvé comme étant composé de deux horloges digitales transparentes avec deux horaires différents, sans a priori de décompte, d'un fil noir ressemblant à une antenne de radio-réveil, et de quatre cartons rectangulaires reliés par un adhésif et des pinces métalliques.

«C'est une affaire internationale et nous parlons également aux autorités de l'île Maurice, pour savoir s'il y a eu une fouille des passagers avant qu'ils embarquent», a ajouté M. Nkaissery, qui a ensuite rendu visite aux voyageurs, pour lesquels un hôtel a été mis à disposition.

L'avion, un Boeing 777, qui était longtemps resté sur la piste d'atterrissage, a été déplacé en fin de matinée, alors que le trafic avait repris normalement sur l'aéroport.

Un nouvel appareil pour le vol

Un passager de l'avion, John Stephen, a raconté que le personnel de bord d'Air France avait aidé à l'évacuation rapide de tout le monde par les toboggans, après l'atterrissage.

«Nous sentions que les membres de l'équipage étaient tendus, et que quelque chose n'allait probablement pas. Quand l'avion s'est arrêté, ils nous ont dit de courir vers les toboggans, et de partir loin de l'avion», a-t-il expliqué à l'AFP.

«Nous ne savons pas si c'était une bombe ou pas, mais quelque chose ressemblait à une bombe dans les toilettes», a-t-il ajouté.

Air France a indiqué mettre tout en oeuvre pour assurer le réacheminement de ses clients et envoyer un appareil à Mombasa pour assurer leur retour vers Paris. Le départ de ce vol Mombasa-Paris était prévu en fin de journée.

La compagnie aérienne a dit déplorer «le désagrément et le retard causés à ses clients», mais assure n'avoir «d'autre priorité que d'assurer la sécurité de ses passagers».

Les alertes se multiplient un peu partout dans le monde ces temps-ci. Samedi, l'ambassade américaine en Tunisie a conseillé à ses ressortissants d'éviter un centre commercial en raison d'une «possible attaque terroriste» dimanche, pendant que le président russe Vladimir Poutine affirmait que les services secrets russes avaient déjoué 30 projets d'attentats en 2015.

(AFP)

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