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«Après le vote, on retournera de toute façon manifester»

Les Algériens élisent le successeur de Bouteflika, dans un scrutin verrouillé par le pouvoir. L’abstention s’annonce élevée.

Parmi les 5 candidats, Azzedine Mihoubi, chef du parti du pouvoir, est celui que l’establishment tente de favoriser.
Parmi les 5 candidats, Azzedine Mihoubi, chef du parti du pouvoir, est celui que l’establishment tente de favoriser.
EPA/STRINGER

Nesrine et Badi lèvent la tête brusquement de leur to-do list: «Si nous allons voter jeudi? Pas question! Nous, le 12, on se marie!» Dans ce salon de thé algérois, le jeune couple s’attelle aux préparatifs de son mariage, fixé depuis des mois au jour choisi par les autorités pour tenir l’élection présidentielle. «Mais ça nous arrange. Nous serons en pleine semaine et il n’y aura pas d’embouteillage. Pour nos invités qui viennent de partout autour d’Alger, ce sera l’idéal!» commente Nesrine, un sourire malicieux aux lèvres.

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