Passer au contenu principal

En Algérie, le procès de la «bande» de Bouteflika

Une quarantaine de proches de l’ancien président doivent répondre devant la justice de faits de corruption.

Une foule se pressait au Tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, le 2 décembre, avant que le procès ne soit reporté à mercredi.
Une foule se pressait au Tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, le 2 décembre, avant que le procès ne soit reporté à mercredi.
AFP

La foule se bouscule devant l'entrée du Tribunal de Sidi M’hamed, dans la capitale, mercredi peu avant 10h. Des journalistes sont refoulés. Cette fois-ci, l’audience a bien lieu. Initialement prévue le 2 décembre, elle avait été reportée face au tumulte généralisé et à l’exiguïté de la salle. Fixé à une semaine de l’élection présidentielle contestée, ce procès fait l’effet d'une bombe. Il vise l’«isaba» («bande» en arabe), soit une quarantaine de pontes du monde économique et politique, dont deux ex-premiers ministres et de grands patrons du secteur automobile, proches de l’ancien raïs. «Une chasse aux sorcières», selon Kader Abderrahim, maître de conférences à Sciences Po Paris, qui dénonce «un procès politique».

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.