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FranceUn alibi de Tariq Ramadan s'effondre

L'islamologue affirmait être arrivé trop tard à Lyon pour avoir agressé une femme. Un témoignage contredit sa version.

L'islamologue suisse de 57 ans arrive au tribunal de Paris, en compagnie de sa femme et de son avocat, pour être entendu pour des accusations de viols. (Jeudi 13 février 2020)
L'islamologue suisse de 57 ans arrive au tribunal de Paris, en compagnie de sa femme et de son avocat, pour être entendu pour des accusations de viols. (Jeudi 13 février 2020)
AFP
Tariq Ramadan était convoqué le 23 janvier, mais il avait fait ce jour-là un malaise au rez-de-chaussée du tribunal et l'audition avait été annulée. (Jeudi 13 février 2020)
Tariq Ramadan était convoqué le 23 janvier, mais il avait fait ce jour-là un malaise au rez-de-chaussée du tribunal et l'audition avait été annulée. (Jeudi 13 février 2020)
AFP
Les faits décrits par ces ex-élèves genevoises sont prescrits. Aucune plainte n'a été déposée en Suisse pour l'instant. (3 novembre 2017)
Les faits décrits par ces ex-élèves genevoises sont prescrits. Aucune plainte n'a été déposée en Suisse pour l'instant. (3 novembre 2017)
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Un témoignage contredit un alibi donné par le Genevois Tariq Ramadan en réponse à l'une des accusations de viols pour lesquelles il a été inculpé en France, selon des documents.

Une des trois femmes qui ont porté plainte contre l'islamologue, désignée sous le pseudonyme de Christelle, affirme avoir été violée l'après-midi du 9 octobre 2009 à Lyon (est), en marge d'une conférence. En réponse, les premiers avocats de Tariq Ramadan, qui se sont retirés du dossier, avaient produit une note mentionnant une réservation de billet d'avion pour une arrivée à Lyon à 18h35 le même jour en provenance de Londres sur la compagnie British Airways.

Or, au cours d'une audition, l'actuel président de l'Union des jeunes musulmans (UJM), l'association qui a organisé la conférence à laquelle Tariq Ramadan participait le 9 octobre 2009, a contredit cette version, selon les documents.

«Il était prévu que monsieur Ramadan arrive au Terminal 1 de l'aéroport de Saint-Exupéry (de Lyon) le 9 octobre 2009 à 11h15. Moi-même et un collègue (...) avons récupéré monsieur Ramadan vers 11h35-11h40 à l'intérieur de l'aéroport», a affirmé aux enquêteurs Yassine Djemal, à l'époque responsable des séminaires à l'UJM. Il a ajouté qu'ils avaient déposé le théologien musulman à l'hôtel Hilton, où les faits décrits par «Christelle» se seraient produits, «aux alentours de 12h15».

«C'est un non-sujet. Quand on interroge quelqu'un sur un agenda d'il y pratiquement neuf ans, il peut y avoir des oublis. Ça ne change rien au fait que cette femme raconte des choses invraisemblables sur le fond», a réagi Me Emmanuel Marsigny, qui assure depuis peu la défense de Tariq Ramadan. «On ne peut plus croire Tariq Ramadan. C'est la faillite pas seulement d'un système de défense mais aussi d'un système de vie à mille lieues de toute vérité. Tout n'était que mensonges, artifices et abus», a pour sa part affirmé Me Eric Morain, l'avocat de Christelle.

Le Genevois a été mis en examen début février pour viols en France, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une information judiciaire. Il conteste ces accusations. Début mars, une troisième femme a porté plainte, affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres.

AFP

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