Trump s'en prend encore au ministre de la Justice

Etats-UnisLe président américain a reproché mardi à Jeff Sessions de ne pas avoir lancé d'enquête dans l'affaire des courriels de Hillary Clinton.

Donald Trump s'en était déjà pris à Jeff Sessions la semaine dernière,  lui reprochant d'avoir accepté le poste de ministre de la Justice pour ensuite se récuser dans l'affaire russe.

Donald Trump s'en était déjà pris à Jeff Sessions la semaine dernière, lui reprochant d'avoir accepté le poste de ministre de la Justice pour ensuite se récuser dans l'affaire russe. Image: AFP

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Donald Trump a fustigé une nouvelle fois mardi son ministre de la Justice, Jeff Sessions, auquel il reproche de très mal gérer l'affaire de l'ingérence russe dans l'élection qui empoissonne le mandat du président américain.

«Le ministre de la justice Jeff Sessions a adopté une posture très FAIBLE sur les crimes de Hillary (où sont les courriels et les seveurs du DNC (la direction nationale du parti démocrate, ndlr) et ceux qui font fuiter des informations confidentielles!», a écrit le président sur Twitter tôt mardi matin.

Giuliani comme remplaçant?

C'est une nouvelle attaque contre le ministre de la Justice, ancien sénateur, qui a pourtant été l'un des premiers et plus fervents alliés du candidat Trump. Le 20 juillet, au lendemain d'une interview au New York Times dans laquelle le président l'avait désavoué en termes très secs, M. Sessions avait affirmé qu'il prévoyait de rester à son poste. Mais la violence des coups de boutoirs publics et répétés du président rendent la position du ministre quasi intenable, selon les observateurs.

Selon le Washington Post, M. Trump et ses conseillers lui cherchent un remplaçant. Le nom de l'ancien maire de New York et aussi fidèle soutien de M. Trump pendant la campagne, Rudy Giuliani est avancé.

Affaire russe

M. Trump reproche à M. Sessions de s'être récusé dans l'enquête menée d'abord par le FBI - et désormais par un procureur spécial - sur l'ingérence du Kremlin dans l'élection présidentielle et d'éventuelles complicités au sein de l'équipe de campagne de M. Trump.

M. Sessions s'est vu forcé de prendre ses distances avec l'enquête après la révélation d'une rencontre avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, pendant la campagne.

Série de révélations

Depuis plusieurs mois, le président américain est confronté à une série de révélations concernant une possible collusion entre des membres de son équipe de campagne et des responsables russes - dont M. Kisliak -, sur fond d'accusations d'ingérence de Moscou dans le processus électoral américain.

Plusieurs enquêtes, au Congrès et au FBI, sont en cours sur cette affaire russe. M. Trump dément avec véhémence et dénonce une «chasse aux sorcières sans précédent dans l'histoire» des Etats-Unis. Il accuse le FBI et le ministère de la Justice et la police fédérale de protéger son ancienne rivale dans la course à la présidentiuelle, Hillary Clinton. (ats/afp/nxp)

Créé: 25.07.2017, 13h23

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