L'avocate de Morales arrêtée pour «terrorisme»

BoliviePatricia Pamela Hermosa Gutiérrez est accusée de «sédition, terrorisme et financement du terrorisme» par la justice.

Evo Morales, qui est resté au pouvoir durant près de 14 ans, est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le parquet bolivien, dans le cadre d'une enquête pour sédition et terrorisme. (Photo d'archives)

Evo Morales, qui est resté au pouvoir durant près de 14 ans, est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le parquet bolivien, dans le cadre d'une enquête pour sédition et terrorisme. (Photo d'archives) Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'avocate de l'ex-président bolivien en exil Evo Morales, Patricia Pamela Hermosa Gutiérrez, a été arrêtée vendredi à La Paz pour «sédition, terrorisme et financement du terrorisme», a annoncé le parquet.

Patricia Hermosa et un autre avocat avaient été chargés la veille par Evo Morales de réaliser, auprès du Tribunal suprême électoral bolivien, des démarches pour permettre à l'ancien président de se présenter aux élections législatives de mai.

Sur Twitter, Evo Morales a affirmé que les autorités boliviennes avaient saisi tous ses documents personnels, y compris son livret militaire, qu'il avait confiés à son avocate en vue de réaliser ces démarches.

«En octobre, nous avons gagné au premier tour et ils nous ont volé la victoire. Ensuite, de façon anticonstitutionnelle, ils m'ont obligé à renoncer à ma candidature présidentielle. Maintenant, ils saisissent mes documents pour éviter que je sois candidat à l'Assemblée législative», s'est plaint l'ancien chef de l'Etat socialiste.

Evo Morales avait démissionné sous la pression des forces armées après sa victoire au premier tour de l'élection présidentielle du 20 octobre, un scrutin entaché d'irrégularités selon l'Organisation des Etats américains (OEA). Il vit en exil en Argentine depuis décembre.

Evo Morales, qui est resté au pouvoir durant près de 14 ans, est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le parquet bolivien, dans le cadre d'une enquête pour sédition et terrorisme. Les autorités ont averti qu'il sera immédiatement arrêté s'il revient dans le pays.

Dans un sondage fin janvier, le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) de Evo Morales, Luis Arce, recueille 26% des intentions de vote à la présidentielle du 3 mai, devant Luis Fernando Camacho (droite) et l'ancien président centriste Carlos Mesa, tous deux crédités de 17%. (afp/nxp)

Créé: 01.02.2020, 04h27

Articles en relation

Le gouvernement appelé à démissionner

Bolivie La présidente par intérim de Bolivie a demandé dimanche à son gouvernement de démissionner. Elle est candidate à l'élection du 3 mai. Plus...

Morales accepte la candidature de Jeanine Añez

Bolivie L'ancien président bolivien a reconnu que la présidente par intérim avait le «droit» de se présenter à la présidentielle. Plus...

Jeanine Añez candidate à la présidentielle

Bolivie Présidente par intérim en Bolivie depuis la démission d'Evo Morales, Jeanine Añez sera candidate le 3 mai prochain. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.