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Les contre-vérités russes du fils de Donald Trump

«Junior» a rencontré une avocate proche du Kremlin en juin 2016. Il aurait récolté des infos «embarrassantes» sur Hillary Clinton.

Donald Trump Jr.
Donald Trump Jr.
AP

Donald Trump a été accueilli à son retour d’Europe par une nouvelle vague de révélations embarrassantes sur les contacts de son entourage avec la Russie pendant la campagne électorale de 2016. Après son beau-fils Jared Kushner, c’est au tour de son propre fils de se retrouver au cœur de l’enquête sur l’ingérence de Moscou dans l’élection américaine.

Le New York Timesa révélé samedi que Donald Trump Jr a rencontré Natalia Veselnitskaya, avocate russe proche du Kremlin, le 9 juin 2016 à New York. Le quotidien a précisé dimanche que l’objet de la réunion était de récolter des «informations embarrassantes» sur Hillary Clinton, rivale démocrate de Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche.

De vagues infos sur Hillary?

Face à ces révélations successives, Donald Trump Jr a affirmé samedi dans un premier communiqué que ladite réunion, à laquelle avaient participé Jared Kushner et Paul Manafort (ancien chef de campagne de Donald Trump), avait été «brève» et consacrée à l’adoption d’enfants russes par des familles américaines, interdite depuis 2012 par Moscou. Dimanche, cependant, il a reconnu que l’avocate russe avait en réalité «affirmé avoir des informations» selon lesquelles «des individus liés à la Russie finançaient le comité national démocrate et soutenaient Madame Clinton».

Mais toujours selon lui, ces informations étaient «vagues, ambiguës et n’avaient aucun sens». «Je suis évidemment la première personne liée à une campagne à participer à une réunion pour écouter des informations sur un adversaire», a-t-il ajouté lundi dans un tweet sarcastique.

Mensonges

Cela dit, les révélations du New York Timescontredisent les nombreuses dénégations du clan Trump sur l’existence de contacts avec Moscou l’année dernière. Au mois de mars, Donald Trump Jr avait assuré n’avoir jamais rencontré de ressortissants russes quand il travaillait pour la campagne de son père. En juillet 2016, il avait aussi dénoncé les «mensonges» de l’entourage de Hillary Clinton lorsque celui-ci suggérait que la Russie tentait d’aider Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche. Une suggestion confirmée depuis par les services secrets américains.

Le président des Etats-Unis tente de changer de sujet depuis sa rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine, vendredi à Hambourg. Dimanche matin, Donald Trump a affirmé sur Twitter qu’il était «temps d’aller de l’avant et de travailler de manière constructive avec la Russie». Il a évoqué la possibilité de créer «une unité impénétrable en matière de cybersécurité» pour empêcher le piratage des élections. «Ce n’est pas l’idée la plus stupide que j’aie entendue, mais ça s’en rapproche», a aussitôt réagi le sénateur républicain Lindsey Graham sur NBC.

Marche arrière

Quelques heures plus tard, Donald Trump a semblé faire marche arrière sur Twitter: «Le fait que j’ai discuté une unité de cybersécurité avec le président Poutine ne signifie pas que je pense que cela puisse arriver.»

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