La crise de la dette européenne au coeur du G8

SommetLa crise de la dette va dominer le G8 vendredi et samedi aux États-Unis, où Barack Obama, les yeux rivés sur sa réélection, va encourager les Européens à en faire plus pour la croissance.

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2009, Barack Obama a tenté de convaincre les Européens d'adopter une politique de relance.

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2009, Barack Obama a tenté de convaincre les Européens d'adopter une politique de relance. Image: AFP

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François Hollande, trois jours après avoir pris ses fonctions, devait retrouver vendredi le président américain qui a souhaité faire sa connaissance le temps d'un entretien à la Maison Blanche, au début d'un week-end riche en enjeux, puisque le G8 de Camp David sera suivi d'un sommet de l'OTAN dimanche et lundi à Chicago.

Deux ministres l'accompagnent, Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Pierre Moscovici (Economie et Finances). Le président français, tout comme le nouveau chef du gouvernement italien Mario Monti qui sera lui aussi présent lors de ce sommet des huit pays les plus industrialisés, souhaite orienter la politique économique de son pays vers davantage de croissance, à rebours de la rigueur professée par la chancelière allemande Angela Merkel.

Enjeux importants pour les USA

Washington, tout en se défendant d'interventionnisme, a multiplié ces derniers jours les déclarations favorables vis-à-vis de «l'évolution des discussions et du débat en Europe sur l'impératif de l'emploi et de la croissance», selon l'expression jeudi du conseiller de sécurité nationale de Barack Obama, Tom Donilon.

Tom Donilon a souligné que la responsabilité de résoudre la crise restait celle des dirigeants européens, qui doivent se réunir en sommet le 23 mai. Mais il a aussi expliqué que «l'enjeu des résultats de ces discussions est très important pour les Etats-Unis. L'Union européenne dans son ensemble, évidemment, est le plus important partenaire commercial des Etats-Unis.»

Candidat à sa réélection le 6 novembre, le président Obama surveille de près la situation en Europe, de nature à provoquer des «vents contraires» pour une économie américaine qui, si elle a retrouvé le chemin de la croissance, reste fragile et frappée par un taux de chômage de 8,1%, trois points de plus qu'avant la crise de 2008.

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2009, Barack Obama a tenté de convaincre les Européens d'adopter une politique de relance identique à celle qu'il avait suivie en promulguant une injection massive de 800 milliards de dollars dans l'économie.

Corée du Nord, Syrie...

La persistance des problèmes de l'Europe illustre a contrario la validité des choix de l'administration démocrate, estiment de hauts responsables américains.

Le sommet du G8, dans la résidence de campagne des présidents américains à Camp David, au coeur de montagnes boisées à 100 km au nord-ouest de Washington, doit démarrer par un dîner de travail consacré en particulier au dossier nucléaire iranien, avant la reprise des discussions de la république islamique avec le «groupe des six» à Bagdad.

Les dirigeants des pays membres du G8, les Etats-Unis, la Grande- Bretagne, le Canada, l'Italie, la France, l'Allemagne, le Japon et la Russie, devraient aussi évoquer les dossiers brûlants sur la scène internationale, en particulier le programme nucléaire de la Corée du Nord et la répression sanglante en Syrie.

Ce sommet est toutefois marqué par une absence, celle du président russe Vladimir Poutine qui a délégué son prédécesseur et premier ministre, Dmitri Medvedev. Moscou, avec Pékin, a bloqué l'adoption de résolutions contre le régime de Bachar al-Assad au Conseil de sécurité de l'ONU.

(ats/afp/nxp)

Créé: 18.05.2012, 18h05

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