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Dictatures: la Bolivie se dote d'une Commission

Une Commission de la vérité devra faire toute la lumière possible sur les exactions des années 1964 à 1982.

Le président bolovien Evo Morales et les membres fraîchement nommés de la Commission pourl a vérité. Image - lundi 21 août 2017.
Le président bolovien Evo Morales et les membres fraîchement nommés de la Commission pourl a vérité. Image - lundi 21 août 2017.
Keystone

Le gouvernement bolivien a installé lundi une Commission de la vérité chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme sous les dictatures qui ont régi le pays entre 1964 et 1982, le ministère de la Défense offrant d'ouvrir ses archives.

Le président Evo Morales a investi les cinq membres de la Commission, dirigée par un ex-leader syndicaliste, Edgar Ramirez, les appelant à «se pencher sur l'histoire des dictatures mais aussi réfléchir aux générations futures».

«Quand nous parlons de dictatures et de coups d'Etat, nous parlons des Etats-Unis et de tout un programme obéissant à une logique géopolitique de domination, une domination afin de saccager les ressources naturelles», a affirmé le chef de l'Etat socialiste, lors de la cérémonie d'investiture.

Edgar Ramirez, actuellement directeur des archives de la Corporation minière de Bolivie (Comibol, publique), a assuré dans un discours que «la Commission de la vérité (était) là pour dévoiler ce qui s'est vraiment passé en Bolivie, (pays) qui a été malmené par de nombreuses dictatures».

Meurtres, torture, violences

La Commission est chargée d'enquêter sur les meurtres, disparitions forcées, tortures, détentions arbitraires et violences sexuelles survenus entre 1964 et 1982, quand la Bolivie était gouvernée par plusieurs régimes militaires de droite.

Pendant cette période la Bolivie a connu «au moins 1392 assassinats politiques, 486 disparitions et 2868 envois en exil et emprisonnements», a affirmé le président Morales sur son compte Twitter.

L'icône de ces victimes des dictatures est le dirigeant socialiste Marcelo Quiroga Santa Cruz, tué en 1980 lors du coup d'Etat du général Luis García Meza, qui purge actuellement une peine de 30 ans de prison.

Des documents secrets?

Le ministre de la Défense, Reymi Ferreira, a indiqué que ses services ainsi que l'armée ouvriraient leurs archives. Les militaires boliviens, enjoints dès 2010 par la Cour suprême à ouvrir leurs dossiers, ont toujours nié posséder des documents secrets des dictatures.

Le chef des armées, Luis Ariñez, a indiqué qu'il existe sans doute des documents de cette époque mais «si l'on pense que dans ces archives se trouve toute l'histoire, non (ce n'est pas le cas). Il est possible que toutes ces archives aient été détruites à ce moment-là».

(AFP)

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