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Donald Trump reçoit sa première claque

Le président a dû demander le retrait de la réforme républicaine de la santé après n’avoir pas réussi à unifier sa propre majorité.

Reuters

Donald Trump a connu le goût amer de la défaite vendredi après-midi à Washington. Le président des Etats-Unis, incapable de convaincre sa majorité républicaine au Congrès de soutenir sa réforme de l’assurance-maladie, a finalement fait retirer le texte quelques minutes avant le vote. Cet échec est d’autant plus humiliant pour Trump que celui-ci avait tenté un coup de poker pour faire passer le projet de loi en force. Après un premier report du vote jeudi, le président avait exigé que le texte soit voté vendredi. Sinon, avait-il prévenu, le système d’assurance-maladie baptisé Obamacare aux Etats-Unis resterait en vigueur.

Donald Trump a tout essayé. Il a mis en garde les élus récalcitrants de son parti sur Twitter après les avoir appelés et invités à la Maison-Blanche. Paul Ryan, le président conservateur de la Chambre des représentants, a reconnu les difficultés des républicains à faire la transition entre leurs années passées dans l’opposition à Barack Obama et leur capacité aujourd’hui à dicter l’agenda politique à Washington. «Nous étions tout proches d’y parvenir», a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse.

Paul Ryan et les républicains n’ont toutefois pas réussi à résoudre l’équation politique compliquée de la réforme de la santé, malgré leur majorité au Congrès. A la droite du Parti républicain, une trentaine d’élus ultraconservateurs étaient radicalement opposés au projet de loi car ils voulaient massivement réduire le rôle du gouvernement dans l’assurance-maladie. Ils voulaient aussi ôter aux Américains l’obligation de contracter une assurance-maladie.

Donald Trump a dû se rendre à l’évidence: à chaque fois qu’il faisait une concession aux ultraconservateurs, il perdait les voix des modérés de son parti, inquiets de l’impact que pouvait avoir la réforme pour les Américains. La Cour des comptes du Congrès a estimé que 24 millions d’Américains risquaient de perdre leur assurance-maladie d’ici à 2026 si Obamacare était remplacé.

Nancy Pelosi, la cheffe de file de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, a affirmé que le retrait du texte visant à remplacer Obamacare «était un soupir de soulagement pour les Américains».

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