Donald Trump remporte une première victoire lors de son procès

États-UnisÀ l’ouverture du procès du président, les sénateurs ont refusé de forcer la Maison-Blanche à fournir des éléments de preuve.

Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Ne fermez pas les yeux sur les éléments de preuve.» L’appel d’Adam Schiff, le représentant démocrate californien qui a endossé le rôle de procureur général lors du procès de Donald Trump au Sénat, est resté vain. Mardi en fin d’après-midi à Washington, la majorité républicaine au Sénat a rejeté une motion démocrate visant à forcer la Maison-Blanche à fournir des documents qu’elle avait refusé de fournir aux enquêteurs de la Chambre des Représentants l’automne dernier.

Les 53 élus conservateurs au Sénat ont fait bloc derrière leur leader Mitch McConnell. Celui-ci avait introduit des règles visant à expédier le procès de Donald Trump au Sénat et à limiter le champ d’action des sept procureurs nommés par la Chambre des Représentants pour défendre la mise en accusation du président des États-Unis. Selon ces règles, les 100 sénateurs qui devront trancher sur la destitution de Donald Trump peuvent refuser à la fin des plaidoiries d’entendre des témoins ou d’autoriser l’introduction d’éléments de preuve contre le président des États-Unis.

Une bataille toxique

Le déroulement du procès et la Constitution américaine se sont retrouvés mardi au cœur d’une bataille toxique entre démocrates et républicains lors de la première journée du procès de Donald Trump au Sénat. Les attaques chargées d’acrimonie ont fusé de part et d’autre de l’hémicycle. Les élus démocrates ont accusé la majorité républicaine de vouloir aider Donald Trump à «étouffer l’affaire».

Adam Schiff a mis les sénateurs en garde contre le risque d’un «pseudo procès» s’ils ne garantissaient pas la présence de témoins et l’introduction d’éléments de preuve. Il a appuyé sa plaidoirie méthodique avec une vidéo de Donald Trump affirmant que la Constitution lui permettait de faire ce qu’il voulait «en tant que président».

Le camp de Donald Trump a répondu en a accusant la Chambre des Représentants d’avoir fait de «fausses accusations sur un coup de téléphone» entre le président des États-Unis et son homologue ukrainien le 25 juillet 2019. Ce jour-là, Donald Trump avait demandé une «faveur» à Volodymyr Zelensky et l’ouverture d’une enquête sur le fils de l’ancien vice-président Joe Biden, l’un de ses adversaires pour la Maison-Blanche.

«Ayons plus d’éléments de preuve»

Pat Cipollone, l’avocat de Donald Trump, a dénoncé la démarche des démocrates pour obtenir l’introduction d’éléments de preuve et des témoignages. L’avocat a martelé que les procureurs avaient «peur de plaider» la mise en accusation du président. «Ils se pointent et disent «ayons plus d’éléments de preuve», a martelé Pat Cipollone. Il a dépeint la procédure de destitution comme une attaque contre l’un des «droits des plus sacrés» des Américains, celui de «choisir son président».

Le spectre d’une potentielle comparution de John Bolton a plané sur la première journée du procès de Donald Trump. Selon le témoignage d’une proche collaboratrice de l’ancien conseiller de la Maison-Blanche en matière de sécurité nationale, celui-ci avait qualifié de «trafic de drogue» la diplomatie parallèle de l’administration Trump en Ukraine. Et il avait assuré ne rien à voir à faire avec la campagne du clan Trump pour tenter de salir l’ancien vice-président Joe Biden. John Bolton a récemment annoncé son intention de témoigner lors du procès s’il était convoqué. «Voulez-vous lui demander pourquoi c’était un trafic de drogue?» a lancé Adam Schiff aux sénateurs mardi après-midi. «Vous devriez vouloir savoir.»

Créé: 22.01.2020, 07h46

Articles en relation

Bras de fer au Sénat sur les règles du procès Trump

États-Unis Le procès de Donald Trump s’est ouvert mardi au Sénat par une dispute sur le déroulement de la procédure. Plus...

La procédure de destitution de Donald Trump expliquée

Etats-Unis L’ancien promoteur immobilier est le 3e président de l’histoire des États-Unis à être menacé de destitution. Mode d’emploi. Plus...

Donald Trump, un président bientôt face à ses juges

États-Unis La Chambre des représentants a voté mercredi une résolution approuvant le transfert de la mise en accusation du président au Sénat. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.