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Les dons aux assos antiracistes affluent

Après les événements de Charlottesville et les polémiques des groupes ont décidé de militer contre le racisme grâce au portefeuille.

Un sympathisant néonazi américain a été condamné vendredi à la prison à perpétuité pour le meurtre d'une femme de 32 ans. (Vendredi 28 juin 2019)
Un sympathisant néonazi américain a été condamné vendredi à la prison à perpétuité pour le meurtre d'une femme de 32 ans. (Vendredi 28 juin 2019)
AFP
Le néonazi, qui avait utilisé sa voiture pour foncer dans la fouler, tuant une femme de 32 ans, a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation. (Samedi 8 décembre 2018)
Le néonazi, qui avait utilisé sa voiture pour foncer dans la fouler, tuant une femme de 32 ans, a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation. (Samedi 8 décembre 2018)
AFP
Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville.
Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville.
AFP
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Les dons à l'Anti-Defamation League(ADL), l'une des plus vieilles organisations américaines de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, ont décuplé depuis les violences de Charlottesville, a indiqué lundi l'organisme. Les sommes versées sont en hausse de 1000%. Ironie ou retournement de veste, Donald Trump, qui a lui même mis en exergue la profonde division de ses compatriotes, a appelé lundi soir à l'unité entre «tous (les) citoyens» aux Etats-Unis.

Les propos et polémiques autour des événements de Charlottesville semblent jusqu'ici pousser certains à agir, en sortant le carnet de (gros) chèques. Ainsi, James Murdoch, patron de la maison-mère de la chaîne conservatrice Fox News avait annoncé la semaine dernière un don d'un million de dollars, tout comme les sociétés Apple, Uber ou MGM Resorts.

L'ADL, dont le siège est à New York, n'a pas précisé à quel montant correspondait cette augmentation. Lundi, la grande banque J.P. Morgan est venue grossir les rangs des donateurs, selon une porte-parole de l'organisation.

La banque a annoncé un don d'un million de dollars à partager entre l'ADL et le Southern Poverty Law Center, un centre d'études des mouvements extrémistes, selon les médias américains.

Trump critiqué

«Les événements de Charlottesville ont augmenté l'urgence de faire face à la haine, l'intolérance et la discrimination où qu'elles existent», a déclaré le chargé de la responsabilité entrepreneuriale pour l'établissement, cité par CNN.

Les donateurs entendent ainsi soutenir l'organisation après l'émotion suscitée par ces violences lors d'un rassemblement néonazi dans cette ville universitaire de Virginie. Une femme a été tuée et 19 personnes blessées par des partisans de la suprématie blanche lors de heurts et le président Donald Trump a été la cible de violentes critiques pour ne pas avoir clairement condamné l'extrême droite.

Une autre organisation de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, le Simon Wiesenthal Center, basé à Los Angeles, a également enregistré des dons importants, comme celui de l'acteur et ex-gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger (100'000 dollars).

Statues polémiques

Selon un sondage Reuters/Ipsos, une petite majorité d'Américains (54%) estime cependant que les monuments à la mémoire des confédérés sudistes pendant la guerre de sécession doivent rester dans l'espace public. Seuls 27% jugent qu'ils doivent être supprimés. Dix-neuf pour cent ne se prononcent pas.

Les républicains blancs sont en majorité favorables au statu quo, tandis que les démocrates et les minorités penchent pour la suppression.

Et au sein des remous multiples suscités tant par l'événement de Charlottesville que par ses propres réactions contradictoires et décriées, Donald Trump a appelé lundi soir à l'unité entre «tous (les) citoyens» aux Etats-Unis.

Trump parle d'amour

«L'amour pour l'Amérique exige que l'on aime tous ses citoyens. Quand nous ouvrons nos coeurs, il n'y a pas de place pour l'intolérance et aucune tolérance pour la haine», a déclaré le chef d'Etat républicain lors d'un discours sur sa stratégie en Afghanistan, prononcé depuis la base de Fort Myer, près de Washington.

«Et si un citoyen est victime d'une injustice, nous en sommes tous victimes ensemble», a-t-il assuré.

Mais, une dizaine de jours après les faits, qui avaient mis en exergue les profondes divisions de la société américaine notamment sur la question du racisme, l'émotion et la vague de condamnations ne sont pas retombées aux Etats-Unis.

(ats)

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