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Evo Morales reconnaît avoir «perdu la bataille»

L'ancien berger de lamas devenu le premier président amérindien du pays s'était déjà montré serein face à une éventuelle défaite.

Evo Morales a pris acte de la volonté populaire.
Evo Morales a pris acte de la volonté populaire.
Keystone

Le président bolivien Evo Morales a admis mercredi l'échec de son référendum de dimanche, où il demandait à pouvoir briguer un quatrième mandat (2020-2025), une réforme rejetée par plus de 51% des électeurs.

«Nous respectons les résultats, cela fait partie de la démocratie», a déclaré le dirigeant socialiste lors d'une conférence de presse au palais présidentiel, avant d'ajouter : «Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre», «la lutte continue».

Première défaite

Il s'agit de la première défaite politique du plus ancien président en exercice d'Amérique latine, à la tête de la Bolivie depuis 2006. Evo Morales, 56 ans, avait promis lundi de «respecter les résultats» quels qu'ils soient.

Il semblait encore optimiste mardi en milieu de journée. «Si nous gagnons, ce sera de peu. Si nous perdons aussi», a-t-il dit, affirmant qu'«après dix ans (au pouvoir), la majorité continue de (nous) soutenir».

Dirigeant sportif

Avant le scrutin, l'ancien berger de lamas devenu le premier président amérindien de la Bolivie s'était déjà montré serein face à une éventuelle défaite. «Je suis prêt. Avec un tel bilan (à la tête de la Bolivie), je retournerai heureux et content chez moi. J'adorerais être dirigeant sportif», avait-il confié au quotidien espagnol El Pais.

Jusqu'à la semaine dernière, les partisans de la révision constitutionnelle étaient à égalité avec les opposants dans les intentions de vote. Mais des accusations de corruption à l'encontre de M. Morales ont contribué à largement avantager le non.

L'homme est soupçonné d'avoir usé de son influence en faveur de son ex-compagne, Gabriela Zapata (28 ans), dont l'entreprise a signé des contrats avec le gouvernement pour des centaines de millions de dollars. Plusieurs enquêtes sont en cours.

(AFP)

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