Passer au contenu principal

Ford s'excuse après des cas de harcèlement sexuel

Une enquête a mis en lumière des maltraitances et du harcèlement exercés sur des femmes employées dans des usines du constructeur automobile dans les années 90.

Jim Hackett, directeur général chez Ford, a présenté ses excuses pour les abus révélés.
Jim Hackett, directeur général chez Ford, a présenté ses excuses pour les abus révélés.
Keystone

Le patron de Ford, Jim Hackett, a présenté ses excuses aux employés de deux usines de Chicago. Un article a rapporté des faits de harcèlement sexuel et d'abus présumés dont des salariées du constructeur automobile auraient été victimes.

Le New York Times a publié cette semaine une enquête sur des maltraitances et du harcèlement exercés sur des femmes employées dans des usines du constructeur automobile américain remontant aux années 90. Plus de 70% des salariés actuels ou anciens dénoncent une culture particulièrement hostile à l'égard de la gent féminine de l'entreprise, selon le quotidien.

Dans une lettre ouverte aux employés, le directeur général du groupe, Jim Hackett, dit «avoir lu et relu cet article» qu'il a trouvé «déchirant». «Je suis désolé de tous ces cas où une collègue a été soumise à du harcèlement ou à une attitude discriminatoire», écrit-il, promettant la «tolérance zéro» pour le harcèlement sexuel.

Un chantage de son supérieur

«Au nom des employés de Ford Motor Company et de moi-même, qui condamnons de tels comportements et qui regrettons toute forme de harcèlement, je dis pardon. Plus important encore, je promets de tirer les leçons de cette affaire et d'améliorer les choses».

Ces révélations allongent encore la liste des milieux où abus et harcèlement sexuel ont été dévoilés depuis le lancement de la campagne anti-harcèlement #MeToo, lancée dans le sillage du scandale Harvey Weinstein, qui incite les femmes victimes de harcèlement ou d'agression sexuelle à témoigner publiquement.

Chez Ford, le harcèlement se serait exercé dans différentes usines dont la plus ancienne du groupe, et parfois de façon systématique, selon le journal. Une employée a ainsi relaté avoir subi la pression de son supérieur, qui l'a soumise à des relations sexuelles en échange de meilleures conditions de travail.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.