Politique inchangée sur les frappes de drones

Etats-UnisAprès avoir exclu que des Américains ne soient visés par des raids à l'étranger, la Maison Blanche a fait marche arrière.

Image prétexte - Idlib, en Syrie, après un raid aérien. (18 janver 2017)

Image prétexte - Idlib, en Syrie, après un raid aérien. (18 janver 2017) Image: Reuters

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Le Maison Blanche a affirmé mardi que la politique américaine en matière de frappes anti-terroristes par drones dans des pays tiers restait inchangée, après avoir dans un premier temps affirmé l'inverse par la voix de Sean Spicer, porte-parole de Donald Trump.

«La politique américaine concernant le possible ciblage de citoyens américains n'a pas changé», a indiqué à l'AFP Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif, rappelant la position explicitée par Eric Holder, ancien ministre de la Justice de Barack Obama, selon laquelle cette option était légale dans certains cas précis.

Sean Spicer avait affirmé un peu plus tôt qu'aucun Américain ne serait «jamais pris pour cible».«Les Etats-Unis ne prennent pas et ne prendront pas délibérément pour cible des membres de la famille de terroristes», a par ailleurs ajouté Sarah Sanders. Fin 2015, durant la campagne, Donald Trump avait affirmé qu'il était favorable à une telle approche.

Frappes controversées

En septembre 2011, la mort de l'imam américano-yéménite Anwar al-Aulaqi au Yémen, tué par une frappe de drone, avait soulevé une controverse aux Etats-Unis. Certains experts s'étaient interrogés sur le droit ou non du président d'autoriser le meurtre d'un ressortissant américain à l'étranger au nom de la lutte contre le terrorisme. «Lorsqu'un Américain part à l'étranger pour mener la guerre contre les Etats-Unis, et que ni les Etats-Unis, ni nos partenaires ne sont en position de le capturer avant qu'il ne mène à bien un complot, sa nationalité ne devrait pas le protéger, pas plus qu'un tireur isolé en train de faire feu sur la foule ne devrait être protégé d'un commando de la police», avait argumenté plus tard Barack Obama, défendant sa décision.

Au moins 14 combattants présumés d'Al-Qaïda et un soldat américain ont été tués dimanche dans la première opération commando menée par les Etats-Unis au Yémen depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. Une fille d'Anwar al-Aulaqi figure parmi les victimes, a indiqué un membre de sa famille. (ats/nxp)

Créé: 01.02.2017, 00h20

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