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Le futur chef de la NSA estime que les écoutes sont «vitales»

Le candidat choisi par Barack Obama pour diriger la NSA a expliqué juger «vital» de poursuivre la collecte de métadonnées d'appels téléphoniques dans les actions de l'agence de renseignements américaine.

Le candidat choisi par Barack Obama pour diriger la NSA Michael Rogers.
Le candidat choisi par Barack Obama pour diriger la NSA Michael Rogers.
AFP

S'il est confirmé par le Sénat, le vice-amiral Michael Rogers remplacera le général Keith Alexander, qui part à la retraite au moment où la NSA est dans la tourmente en raison de l'ampleur de ses programmes de collecte de renseignements sur la vie privée des Américains, des pratiques révélées par Edward Snowden.

Face aux sénateurs de la commission des forces armées qui l'auditionnaient, le vice-amiral Rogers a dit vouloir mettre l'accent sur la «transparence» dans les activités de l'agence. Mais il a aussi plaidé pour le maintien en l'état de la possibilité pour les services de renseignement d'obtenir les métadonnées d'appels téléphoniques (numéro appelé, durée...).

«Il est vital de pouvoir être en mesure d'examiner rapidement les connexions téléphoniques liées aux terroristes afin de déterminer si un réseau existe», a estimé le vice-amiral. La collecte de métadonnées par la NSA avait provoqué la levée de boucliers d'une partie de la population américaine et des alliés des Etats-Unis.

Double casquette

Face à cette colère, Barack Obama avait annoncé en janvier son intention de mieux encadrer les pouvoirs de l'agence.«Nous devons lancer un dialogue sur ce que nous faisons et sur la raison pour laquelle nous agissons de la sorte», a assuré le haut gradé qui, s'il est confirmé, coiffera la double casquette de chef de la NSA et du Cyber Command, le commandement chargé de la sécurité informatique pour l'armée.

Evoquant à mots voilés le torrent de critiques qui s'est abattu sur la NSA, Michael Rogers a également dit vouloir s'assurer que la NSA rende «pleinement des comptes». «Nous devons faire en sorte que les procédures soient scrupuleusement respectées.

Et, lorsque nous faisons une erreur, si nous ne respectons pas ces procédures, nous devons en exposer les raisons ouvertement», a-t-il expliqué. Michael Rogers dirige actuellement les activités de l'US Navy dans le cyberespace, après avoir été à la tête de la section renseignement de l'état-major interarmées.

(AFP)

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