Hillary Clinton : «Nous ne construirons pas un mur»

Présidentielle USL’ancienne Secrétaire d’Etat est entrée jeudi dans l’Histoire américaine en acceptant l’investiture de son parti. Elle s’est présentée comme la candidate de l’union face à Donald Trump.

Jeudi soir, Hillary Clinton a accepté l'investiture de son parti.

Jeudi soir, Hillary Clinton a accepté l'investiture de son parti. Image: AFP

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Hillary Clinton a accepté jeudi à Philadelphie l’investiture du parti démocrate «avec humilité», «détermination» et une «confiance sans limites dans la promesse de l’Amérique». Comme Barack Obama l’avait fait la veille, la candidate à la Maison-Blanche a a joué la carte de l’optimisme pour dénoncer l’idée d’une Amérique qui s’isole, prônée par Donald Trump. «Nous ne construirons pas un mur», a-t- elle affirmé sur la scène du Wells Fargo Center, lors de la dernière soirée de la convention démocrate.

L’ancienne Secrétaire d’Etat s’est appuyée sur la symbolique du mur que son adversaire républicain veut construire le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, pour présenter sa vision d’une présidence radicalement différente de celle de Donald Trump. «Quand une barrière tombe pour en Amérique, cela ouvre la voie à tout le monde», a-t- elle affirmé au moment de souligner la portée historique de sa nomination.

Dans un discours visiblement conçu pour répondre à celui que Donald Trump avait prononcé lors de la convention républicaine la semaine dernière, Hillary Clinton a opposé l’union et l’inclusion à l’individualisme exprimé par le milliardaire new-yorkais à Cleveland. «Ne croyez pas lorsque quelqu’un vous dit :»Je peux régler ça seul», a-t- elle intimé à la foule. «Rappelez-vous: les Pères fondateurs ont fait la révolution et rédigé une constitution afin que l’Amérique ne soit pas un pays dans lequel une seule personne détient tout le pouvoir».

Par moments bousculée par quelques manifestants anti-militaristes, Hillary Clinton a alterné entre un ton intimiste et l’expression de sa conviction face aux défis qui l’attendent. Elle accusé Donald Trump de vouloir «diviser» les Américains et de vouloir leur faire «peur». Elle a aussi reconnu que certains de ses concitoyens avaient de la peine à la «cerner». L’autoportrait qu’elle leur a proposé en réponse à leurs questions, est celui d’une politicienne obsédée par la quête de solutions et «transpirant les détails de ses propositions».

Hillary Clinton a aussi demandé à ses concitoyens d’imaginer un président Donald Trump: «Il perd son calme à la moindre provocation», a-t- elle déclaré. «Imaginez-le devant gérer une crise dans le Bureau Ovale. Un homme que l’ont peut provoquer avec un simple tweet n’est pas un homme auquel on peut confier les armes nucléaires».

Le Sénateur démocrate du Massachusetts Edward Markey était visiblement impressionné par la performance d’Hillary Clinton: «C’est le discours le plus puissant prononcé par une femme dans l’histoire des Etats-Unis», a-t- il glissé dans les couloirs du Wells Fargo Center. «Et je pense que chaque famille américaine ayant entendu ce discours, a pensé que c’était un message fantastique pour notre pays. (…) Il contraste avec celui de Donald Trump et va permettre à Hillary de grimper dans les sondages».

Au cours d’une dernière soirée de convention largement consacrée à la sécurité, Hillary Clinton a reçu le soutien du général John Allen, qui avait dirigé la coalition contre l’Etat islamique à l’époque où elle était Secrétaire d’Etat. «Je sais que si elle devient notre commandante en chef, nos relations internationales ne ressembleront pas à une transaction d’affaires», a assuré le général. Le capitaine Florent Groberg, né en France et décoré par Obama pour avoir confronté un kamikaze il y a 4 ans en Afghanistan, a aussi insisté sur les qualifications de la candidate démocrate à la Maison-Blanche.

La campagne de Donald Trump a réagi au discours d’Hillary Clinton en le qualifiant de «ramas insultant de clichés et de propos recyclés». «Elle a passé la soirée à mépriser les Américains comme elle l’a fait toute sa vie», a assuré Stephen Miller, l’un des proches du milliardaire new-yorkais dans un communiqué. «C’est un discours prononcé depuis un univers parallèle qui ne reflète pas la réalité dans laquelle nous vivons aujourd’hui». Un peu plus tôt dans la journée de jeudi, Donald Trump avait affirmé dans l’Iowa vouloir «frapper» certains orateurs de la convention démocrate qui l’avaient attaqué.

Hillary Clinton et son colistier Tim Kaine vont quitter Philadelphie ce vendredi après un meeting conjoint dans une université de la ville. Direction l’est de la Pennsylvanie et l’Ohio pour une tournée en bus dans une région qui sera clé lors de la présidentielle de novembre.

Créé: 29.07.2016, 08h54

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