Hillary Clinton décroche une investiture historique pour la Maison-Blanche

Primaires USLes démocrates ont investi Hillary Clinton mardi soir à l’issue d’un vote sans débordements. L’ancienne Secrétaire d’Etat pourrait devenir en novembre la première femme à être élue à la présidence des Etats-Unis.

Mardi soir à Philadelphie, les délégués démocrates ont investi Hillary Clinton pour la course à la Maison Blanche.

Mardi soir à Philadelphie, les délégués démocrates ont investi Hillary Clinton pour la course à la Maison Blanche. Image: AP

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Sheryl Abshire pleure en silence. Elle murmure «c’est historique», lorsque sont annoncés les résultats du vote d’investiture des délégués démocrates. Hillary Clinton est devenue mardi à Philadelphie la première femme à être nominée pour l’élection présidentielle par l’un des deux grands partis politiques américains. «Je suis suis une femme de 65 ans», glisse Sheryl Abshire, une déléguée originaire de Lake Charles en Louisiane. «Mon arrière-grand-mère ne pouvait pas voter. Voir une femme être nominée pour devenir présidente de notre pays, me fait réaliser que toutes les barrières sont tombées. C’est une grande fierté pour mes filles et mes petites filles de savoir que je suis ici pour la soutenir».

Après une première journée de convention mouvementée lundi, le vote d’investiture s’est déroulé dans un climat festif et d’unité retrouvée. Bernie Sanders, le Sénateur du Vermont qui avait affronté l’ancienne Secrétaire d’Etat pendant les primaires, a clôturé le processus historique en demandant qu’Hillary Clinton «soit la candidate du parti démocrate pour la présidence des Etats-Unis». La délégation du Vermont a alors demandé que la nomination se déroule à l’unanimité par acclamation, incitant la grande majorité de délégués à crier en choeur «aye» (oui) pour soutenir Hillary Clinton.

Un groupe d’environ 300 irréductibles supporters de Bernie Sanders, désabusés par ralliement de leur candidat à Hillary Clinton, a quitté le Wells Fargo Center pour manifester sa désapprobation. Parmi eux, Katy Roemer, une infirmière de la région de San Francisco, justifie la démarche: «Nous avons l’impression qu’ils [les démocrates] ne nous écoutent pas». Pour ces militants, le divorce avec Bernie Sanders prend forme: «Le mouvement existait avant Bernie Sanders», poursuit-elle. «Nous serons éternellement reconnaissants envers lui de l’avoir fédéré, mais il continue à avancer. Et Bernie travaille à l’intérieur du système politique contrairement à nous. Si ça marche tant mieux, mais les politiciens doivent nous écouter. Aucun mouvement n’a été mené par les politiciens».

Teva Gabis-Levine, un délégué pro-Sanders du Nouveau-Mexique, est morose à l’issue du vote mais refuse de se joindre aux protestataires. «Je n’ai pas pu voter pour Hillary, mais je ne veux pas pas manifester», glisse-t-il. «Bernie a fait le choix de la soutenir, il faut respecter sa décision».

Le discours émouvant de Michelle Obama lundi et les efforts répétés de Bernie Sanders ces deux derniers jours à Philadelphie pour tenter de convaincre ses supporters d’enterrer la hache de guerre avec Hillary Clinton, ont eu un effet. De nombreux fans de Bernie comme Samantha Herring, une déléguée de Floride, ont décidé de le suivre mardi. «Je vais voter pour Hillary en novembre parce que je crois en Bernie et en ce qu’il a défendu», assure-t-elle. «Il nous a montré que l’ont peut mener une campagne solide sans argent. C’est tellement important pour nous. Je suis un peu triste, mais nous devons nous battre pour lui».

Le profond rejet de Donald Trump, le candidat du parti républicain, et la volonté de défendre les acquis de la présidence de Barack Obama, ont accéléré mardi le ralliement de nombreux fans de Bernie Sanders au camp d’Hillary. «Je pense que Donald est un fachiste», réagit Arthur Schwartz, un délégué new-yorkais. «C’est un démagogue qui est disposé à utiliser la haine, la xénophobie et le racisme pour accroître son pouvoir. Ca fait peur.» Bill Clinton en avocat d’Hillary

L’ancien président Bill Clinton a clos las soirée d’investiture avec un discours qui a électrifié la foule et dressé le portrait d’une Hillary Clinton dont les Américains n’entendent guère parler dans cette campagne rythmée par les attaques virulentes. «Au printemps 1971, j’ai rencontré une fille», a-t-il déclaré en entame de son allocution. «Elle avait de longs cheveux blonds (…) et des grosses lunettes». Il a raconté avoir demandé la main d’Hillary 2 fois avant que celle-ci n’accepte. «J’ai épousé ma meilleure amie», a-t-il ajouté avant de d’assurer: «Hillary m’a ouvert les yeux sur un nouveau monde consacré au service des autres». Le toujours aussi charismatique Bill Clinton a en outre assuré qu’Hillary était, à sa connaissance, «la personne incarnant le plus le changement».

Peu après le discours de son mari, Hillary Clinton s’est adressée aux délégués, entourée de petites filles, via une connexion vidéo depuis New York: . «S’il y a des petites filles qui sont restées tard pour regarder [la convention], laissez-moi vous dire: «Je vais peut-être devenir la première femme présidente, mais l’une d’entre vous sera la prochaine»».

Créé: 27.07.2016, 10h53

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